À La Baule et Guérande, des navettes électriques remplacent les minibus thermiques
CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo et Transdev CapAtlantique Mobilités viennent d’inaugurer six navettes électriques destinées aux centres-villes de Guérande et de La Baule-Escoublac
Le réseau Lila Presqu’île passe à l’électrique avec six nouveaux véhicules. Des navettes qui vont remplacer les minibus qui roulaient jusqu’ici au diesel ou à l’essence sur 3 lignes de proximité. Trajets plus agréables, réduction de la pollution liée aux transports et du bruit… Ces navettes vont aussi permettre de rejoindre plus facilement les gares, les pistes cyclables et les autres lignes de bus.
Des navettes pour les trajets de tous les jours
Ces nouveaux véhicules vont desservir les centres-villes de Guérande et de La Baule à travers trois lignes. La ligne 10 « Ty’Gwen » à Guérande, et les lignes 20 Est et 20 Ouest à La Baule. Avec leurs 5,85 mètres de long et leurs 2,50 mètres de large, ces navettes sont plus petites qu’un bus classique, elles devraient donc se faufiler plus facilement dans les rues étroites des centres-villes. À Guérande, la ligne 10 passe toutes les 30 minutes, de 7h à 20h. Elle dessert notamment Villejames, le centre aquatique, le centre historique et l’hôpital. À La Baule, les lignes Est et Ouest circulent toutes les heures, de 6h30 à 20h. Elles desservent entre autres le Pôle d’échange multimodal, Escoublac, le Guézy, la promenade de mer et Atlantia. À bord, les navettes peuvent accueillir jusqu’à 22 personnes, avec 10 assises et 12 debout. Une place est également prévue pour les personnes en fauteuil roulant, avec une rampe et une porte suffisamment large pour faciliter l’accès. Côté autonomie, chaque véhicule peut parcourir jusqu’à 210 kilomètres avant de devoir être rechargé.
Moins de bruit et beaucoup moins d’émissions
Le passage à l’électrique ne change pas seulement le confort à bord. Il doit aussi réduire les émissions liées aux déplacements. Les six navettes remplacent des véhicules thermiques et s’inscrivent dans la volonté de faire évoluer progressivement le réseau Lila Presqu’île. Chaque navette possède une batterie de 88 kWh et un moteur électrique BMW de 135 kW. Pour une recharge complète, il faut compter environ quatre heures avec une recharge classique, ou une heure et demie avec une recharge rapide. Le freinage permet par ailleurs de récupérer une partie de l’énergie : jusqu’à 25 % peuvent être renvoyés vers la batterie. En moyenne, chaque véhicule devrait consommer environ 12 000 kWh d’électricité par an. D’après les chiffres communiqués par l’Agglo, la différence avec un véhicule thermique est importante. Pour 40 000 kilomètres parcourus par an, les émissions à l’échappement passeraient de 13,4 tonnes de CO₂ pour un minibus thermique à 0,58 tonne pour une navette électrique. Cela représente une baisse annoncée de 95,7 %. En prenant en compte toute la durée de vie des véhicules, la réduction serait d’environ 70 %.
Six navettes à plus de 1,6 million d’euros
L’achat des six navettes électriques revient à 1 614 172,74 euros HT, soit environ 269 028 euros HT par navette. Elles ont été achetées par l’intermédiaire de l’UGAP, la Centrale d’Achat Public. La facture est partagée entre plusieurs financeurs. CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo prend en charge 893 865,58 euros, soit 55,4 % du total. Les certificats d’économie d’énergie (CEE), versés par l’intermédiaire d’un opérateur privé, représentent 420 307,16 euros, soit 26 %. Le Parc éolien en mer de Saint-Nazaire, exploité par EDF power solutions, apporte pour sa part 300 000 euros, soit 18,6 %. Cette aide intervient dans le cadre de son appel à projets « Mobilité électrique durable et intelligente ». Pour leur inauguration ce jeudi 3 septembre 2026, plusieurs élus étaient présents, dont Nicolas Criaud, président de CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo et maire de Guérande, Éric Roulier, vice-président chargé des mobilités et maire de Mesquer-Quimiac, Régis Bouisson, vice-président chargé de l’énergie et de la transition énergétique et maire de Camoël, ainsi que Xavier Lequerré, adjoint au maire de La Baule-Escoublac. Des représentants du Parc éolien en mer de Saint-Nazaire, d’EDF Pays de la Loire, de Transdev, du groupe HCI et de l’UGAP étaient également présents.