Batista Mendy, de Kerfaouët au FC Nantes, un parcours qui impressionne

Le jeune nazairien Batista Mendy, aujourd’hui pensionnaire du centre de formation du FC Nantes, est en passe de signer professionnel.

Batista Mendy, de Kerfaouët au FC Nantes, un parcours qui impressionne

Batista Mendy sera-t-il le prochain Nazairien à embrasser une carrière de footballeur professionnel ? Cela en prend le chemin. Et pour cause, le milieu de terrain et capitaine des moins de 19 ans du FC Nantes (leaders de leur championnat) est actuellement en discussion avancée avec les Jaune et Vert au sujet d’un contrat professionnel. Âgé de 17 ans, bientôt 18, Batista s’affirme et sa présence athlétique (1 m 88), alliée à de solides capacités techniques, lui a permis d’être appelé en équipe de France des moins de 17 ans pour la coupe du Monde en octobre dernier (défaite des Bleus en 8e de finale contre l’Espagne en Inde). Il a même pu goûter à quelques entraînements avec les pros dirigés par Claudio Ranieri. « Le rythme est plus important. Tout va plus vite », affirme le natif de la cité portuaire qui ne fait pour autant aucun complexe: « Je ne suis pas impressionné, j’aspire à jouer à ce niveau très bientôt ». Les dirigeants des Canaris seraient d’ailleurs bien avisés de passer à la vitesse supérieure dans les négociations. L’ancien pensionnaire de l’école de football du SNAF étant très suivi depuis la catégorie des moins de 16 ans… « Mon choix se porte sur le FC Nantes », coupe celui qui rêve de porter un jour le maillot de Manchester City.

L’enfant de Kerfaouët

Le petit Batista a parcouru du chemin depuis ses débuts avec un ballon dans le quartier de Kerfaouët. Licencié dès ses sept ans au SNOS (qui deviendra le SNAF après sa fusion avec le Stade Nazairien en 2013), il ne passe pas inaperçu. Des habitants de la rue Marcel Sembat se souviennent : « Il jouait souvent dans la cour avec les enfants de son âge. Il faisait déjà une tête de plus que les autres et avait une grande aisance avec le ballon… » Batista, qui était en Inde il y a trois mois avec l’équipe de France, n’hésite pas à revenir à Saint-Nazaire quand il a un peu de temps, « pour voir la famille et les amis ». Et du temps, il lui en manque déjà. Il navigue entre les études, qu’il suit au centre de formation de la Jonelière (bac pro commerce), les entraînements quasi-quotidiens et les matches. Il promet une chose : « Si mon emploi du temps le permet, je serai là pour le tournoi international du SNAF ». Il aura peut-être, d’ici-là, signé le contrat professionnel tant convoité.

Publié le 05/01/2018 à 10:59.