Contrôle technique : ce qui devait changer en janvier 2019

Édouard Philippe a annoncé un moratoire de 6 mois sur le contrôle technique dont les nouveaux tests anti-pollution ciblaient clairement les vieux diesels.

​Pas facile de nos jours de rouler avec une vieille guimbarde : après les nouvelles exigences du contrôle technique le 20 mai dernier visant à «renforcer la prévention et la sécurité routière», les vieux diesels étaient clairement dans le collimateur dès le 1er janvier 2019 avec un changement de méthode de mesure anti-pollution. Les véhicules plus récents roulant sur de petites distances risquaient eux aussi d’en faire les frais. SaintNazaireNews avait rencontré en novembre dernier Philippe Ravily, responsable du Centre de contrôle technique Auto Sécurité à l’Étoile du Matin (Saint-Nazaire) pour quelques clarifications sur les bouleversements du contrôle.

Introduction de la “défaillance critique” depuis le 20 mai 2018

Le principal changement introduit le 20 mai 2018 concerne le nombre de points de contrôle (133 au lieu de 123), le nombre de défaillances (plus de 600 au lieu de 453), et l’introduction de la notion de défaillance critique (pneu endommagé, feux stop qui ne fonctionnent pas, usure excessive des plaquettes…). « Certains conducteurs ont pu s’inquiéter en entendant qu’ils devaient faire réparer leur véhicule le jour même en cas de défaillance critique mais en pratique, si le véhicule n’est plus autorisé à circuler, le conducteur dispose de deux mois pour faire une contre-visite.» clarifie Phillipe Ravily. « Le prix du contrôle technique a logiquement augmenté avec l’augmentation des points de contrôle. Il dure plus longtemps, 50 minutes au lieu de 40 minutes, cela se répercute un peu sur le prix du contrôle.» ajoute-t-il.

Un contrôle anti-pollution plus strict à partir du 1er janvier 2019

Après le renforcement de la sécurité, le nouveau contrôle technique avait prévu de revoir ses méthodes de mesure anti-pollution à partir du 1er janvier 2019, le but étant une meilleure détection des surémissions de particules pour les moteurs diesel, quelle que soit leur ancienneté. La méthode de contrôle prévoyait de se durcir avec des accélérations franches et la valeur maximale du seuil d’émission ne devait pas dépasser la valeur donnée par le constructeur lors de l’homologation. Quels seraient les véhicules à risque ? Les vieux diesels sont clairement visés, mais aussi les véhicules plus récents encrassés faute de rouler suffisamment. Si ce test représente aujourd’hui moins d’1% des contre-visites, l’OTC (organisme technique central) évalue à près de 15% les véhicules qui se feraient recaler. Côté prix, le contrôle ne devrait pas augmenter, la durée du contrôle restant la même. Philippe Ravily insiste : « les véhicules ont énormément évolué, tant au niveau de la technologie que de la sécurité, rien à voir avec les véhicules d’il y a trente ans. Le choix d’un véhicule adapté à sa conduite et un entretien régulier seront de plus en plus primordiaux.»

Un centre de contrôle technique aux multiples facettes

Auto-sécurité à Océanis (anciennement Auto Bilan 44) a ouvert en 1992 à Saint-Nazaire. Le centre est membre du réseau sécuritest qui compte 1800 centres de contrôle technique en France, et fait également partie du groupe SGS. SGS détient le marché des examens du code de la route avec La Poste depuis la privatisation du code de la route il y a deux ans. En plus de son centre de contrôle technique, Auto-Sécurité à Saint-Nazaire organise 22 examens du code de la route par semaine, à raison de 10 candidats par session.

Auto-Sécurité, 40 rue de l’Étoile du Matin - ZA Étoile du Matin. 44600 Saint-Nazaire. Tel : 02 40 00 86 00

Publié le 04/12/2018 à 23:43.