Démission de Nicolas Hulot : les réactions politiques nazairiennes

C'est sur l'antenne de France Inter, sans en avoir averti le Président de la République et le Premier Ministre, que Nicolas Hulot a claqué la porte du gouvernement.

Démission de Nicolas Hulot : les réactions politiques nazairiennes

À l’annonce de la démission du ministre de la Transition Écologique, SaintNazaireNews a recueilli de nombreuses réactions des acteurs politiques nazairiens.

« La perte d’un acteur clé » pour Denis Chéreau

Contacté par téléphone, le référent départemental LREM pour le groupe environnement et développement durable salue un homme libre et ajoute « J’espère que sa décision ce matin aura une répercussion forte sur les esprits et les comportements, Nicolas Hulot était là pour impulser une énergie, ce que je sens c’est qu’il veut enclencher un sursaut. » Il ajoute sur son compte twitter « Colère ou tristesse de voir un ministre quitter le navire du gouvernement ! Un peu des deux ce matin avec ce sentiment que malgré la fatalité des compromis imparfaits, n’abandonnons pas pour nos familles, nos enfants.150 ans de pratique humaine ne peuvent changer en 1 an. »

« Un aveu d’échec préoccupant » aux yeux de Pascale Hameau

L’adjointe nazairienne EELV à la transition écologique et énergétique fait part de sa grande inquiétude : « Son acte grave est un appel à tous pour une mobilisation face à l’urgence climatique. Cessons de faire l’autruche car la planète est en danger. Et l’espèce humaine pourrait ne pas s’en remettre. Les solutions de la transition écologique et énergétique existent mais elles demandent du courage politique, ainsi qu’une mobilisation sans faille des acteurs économiques et des citoyens. Assumons de prendre les décisions qui s’imposent ! »

Jean-Michel Texier regrette « l’annonce de la démission de Nicolas Hulot »

« Il est et restera pour moi une figure emblématique française, de la défense de l’environnement et de la nature » déclare Jean-Michel Texier, président du groupe Modem de Saint-Nazaire. Il retient de cette décision que « Nicolas Hulot a pris conscience que les actions ne peuvent pas être dictées que par des lois, des décrets ou des arrêtés, car il n’y en aura jamais assez, ou jamais assez de performantes pour régler notre problème… Les solutions pour préserver notre planète doivent venir de NOUS, Citoyens de la terre ».

Pour Lionel Debraye, « c’est la décomposition du régime Macron »

Le candidat France Insoumise aux législatives 2017 ne mâche pas ses mots : « Après avoir, pendant 15 mois, avalé toutes les couleuvres des chasses présidentielles et du lobby des chasseurs, les pythons du glyphosate et des huiles de palme pour en finir avec les anacondas du traité de libre échanges UE/Canada et du nucléaire, Nicolas Hulot n’avait plus autre chose à faire que claquer la porte de l’Elysée pour ne pas s’étouffer… C’est surtout une claque donnée au Président de la République ! Après les affaires Benalla, Kohler, Nyssen, la désastreuse gestion de l’Aquarius et les mensonges du Ministre de l’Intérieur à l’Assemblée Nationale, le départ de Nicolas Hulot signe, en toute évidence, la décomposition du régime Macron qui s’avance. »

William Duval félicite le courage de Nicolas Hulot

William Duval, conseiller municipal de l’opposition et président du mouvement citoyen Engagement Nazairien l’encourage à poursuivre son combat écologique : « En politique les écologistes sont souvent utilisés comme des faire valoir et cela est bien dommage. Je félicite Nicolas Hulot pour son courage et j’espère que son combat pour l’écologie ne va pas s’arrêter là. »

« Un accélérateur de la crise anthropocène » pour Gauthier Bouchet

Le conseiller municipal Rassemblement National considère que l’ex ministre de la transition écologique a failli : « Nicolas Hulot a échoué en tout durant son ministère : pas d’interdiction ferme des glyphosates et néonicotinoïdes, États Généraux de l’alimentation non suivis d’effets concrets pour les petits producteurs, hésitations sur l’éolien en mer, etc (...) Plus généralement, le ministre a failli en dénonçant les excès du libéralisme économique, tout en acceptant de travailler pour le candidat des ultra-libéraux : Emmanuel Macron. »

Sollicitées, la 1ère adjointe PS Laurianne Deniaud, l’élue EELV Sarah Trichet-Allair et la Députée Audrey Dufeu-Schubert n’ont pas encore donné suite.

Publié le 28/08/2018 à 19:38.