Des étudiants commercialisent une crème miracle à base de vase de Saint-Nazaire

Nazer'Masque, tel est le nom donné par des élèves du Lycée Heinlex à leur cosmétique qui bluffe déjà les plus grands laboratoires.

Les élèves en BTS Pilotage de Procédés au Lycée Heinlex ont lancé leur crème Nazer’Masque il y a quelques semaines à peine. Quelques semaines qui ont suffi pour que la rumeur des propriétés rajeunissantes de ce produit 100 % local fasse le tour de la ville. Les clientes se l’arrachent, le Lycée Heinlex croule sous les appels des grandes marques cosmétiques françaises et internationales, et les magasins de la Presqu’île dévalisés n’arrivent plus à suivre le rythme des livraisons. Le secret de la jeunesse éternelle est-il enfoui dans la vase de Saint-Nazaire ?

Une algue exotique en provenance d’Amérique du Sud

En ce mercredi matin de mars, une dizaine d’élèves du Lycée Heinlex arpente la plage de Saint-Nazaire. Équipés de blouses, de masques et d’imposants bidons, ils sont à la recherche du meilleur spot pour récolter de la vase, principal ingrédient de la crème miracle qu’ils fabriquent et commercialisent via la mini-entreprise créée au sein de leur Lycée. C’est après de longs mois de recherche et d’analyses menées avec Thierry Lamer, enseignant au département génie chimique de l’IUT de Saint-Nazaire, qu’ils ont enfin pu élucider le mystère des vertus merveilleuses de la vase : une algue microscopique originaire d’Amérique du Sud, certainement ramenée sur la coque d’un bateau, déclenche un processus quasi-instantané de rajeunissement des cellules, en se combinant aux substances contenues dans la vase et à un composé mystérieux dont les étudiant(e)s gardent précieusement le secret.

Les spas séduits par la vase de Saint-Nazaire

Depuis la confirmation des effets miraculeux de Nazer’Masque, c’est l’effervescence dans le monde des grands laboratoires cosmétiques qui font tout pour approcher les étudiant(e)s. Dominique Vallée, directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques au Lycée Heinlex témoigne : « nous croulons sous les commandes mais aussi sous les demandes de grands laboratoires qui s’intéressent énormément au produit fabriqué par nos élèves. Nous songeons à déposer un brevet afin de protéger leur travail, ils y ont mis beaucoup de leur coeur et de leur temps, c’est une belle réussite ». Même s’il paraît difficile de protéger une matière que chacun est libre de récolter sur la plage, de grands groupes hôteliers ont également manifesté leur intérêt pour intégrer dans leur carte de soins des traitements à base de l’or noir de Saint-Nazaire. « Notre prochain objectif est de tester Nazer’Masque sur d’autres parties que le visage, cela prendra quelques mois mais cela représenterait un débouché énorme pour Saint-Nazaire qui pourrait bientôt voir ouvrir un spa-centre de soin sur le front de mer » nous révèlent les étudiants-entrepreneurs. Que souhaitent-ils faire de leur découverte ? « Faire progresser les ventes afin de financer notre projet de recherche sur la régénération des tissus, qui pourrait également avoir des applications dans le domaine médical » annoncent-ils fièrement. Un objectif qui sera certainement vite atteint au vu de l’engouement immédiat auprès des clientes de Saint-Nazaire et bientôt, pourquoi pas, du monde entier ?

Publié le 01/04/2019 à 07:34.