Lionel Coloras, un Martiniquais bien ancré à Saint-Nazaire

Rencontre avec l'un des joueurs majeurs du Saint-Nazaire Volley-Ball Atlantique, qui a accepté de nous livrer une partie de son quotidien, en dehors des parquets.

Lionel Coloras, un Martiniquais bien ancré à Saint-Nazaire

Du haut de son mètre 97, Lionel Coloras est un homme qui ne passe pas inaperçu. Au gymnase Pierre-de-Coubertin, en cet après-midi glacial de mi-novembre, les regards des lycéens, venus à leur cours de sports hebdomadaire, se posent sur l’athlétique joueur du SNVBA. Impressionnant, le solide gaillard, véritable taulier du parquet nazairien, n’est pas une figure inconnue dans la cité portuaire. À 33 ans, Il y effectue sa troisième saison et son rôle de « pointu », « l’attaquant du football », comme il aime à le rappeler, le met sous le feu des projecteurs. Sa réussite sportive en Ligue B (deuxième division française), il la doit en grande partie à sa qualité de vie en dehors des terrains. « Je suis très bien à Saint-Nazaire. J’adore cette ville et la mentalité des gens, ils sont avenants. Ça change de ce que j’ai pu connaître dans le passé, à Martigues par exemple », témoigne ce natif de Sainte-Luce en Martinique, venu à 17 ans en Métropole, à Bordeaux, pour embrasser une carrière de sportif de haut niveau…

Un environnement idéal pour élever un enfant

Récent papa d’un petit Lucas, il vit depuis un an à Saint-André-des-Eaux : « Nous avons déménagé de Saint-Nazaire pour nous retrouver au calme et avoir plus d’espace avec notre fils. C’est un environnement idéal pour élever un enfant », signale celui dont le calendrier est bien chargé. Avec un entraînement par jour et un week-end sur deux passé loin des siens en déplacement, il profite dès qu’il le peut du front de mer en compagnie de sa femme et de son fils : « Nous aimons nous y promener le dimanche. Il me rappelle les Antilles, avec quelques degrés en moins », explique-t-il en riant à gorge déployée. De ses Antilles natales, il garde une attache particulière, n’hésitant pas à « retourner au pays tous les deux ou trois ans ». Passionné de musique, Lionel se concentre avant les matchs au rythme du zouk : « Cela m’aide énormément ». S’il a le rythme dans la peau, inutile toutefois de chercher sa trace dans les chaudes soirées de la Presqu’île : « Je ne sors pas, je ne suis pas un gros fêtard. Les boites de nuit ne me connaissent pas ». L’essentiel est ailleurs, notamment auprès de sa femme et de son fils, mais aussi dans la quête d’une reconversion. « Il me reste un an de contrat, je suis déjà en train d’y réfléchir. » Une chose est certaine, son avenir, il ne l’imagine pas loin de Saint-Nazaire : « Nous sommes heureux dans la région. Nous réfléchissons actuellement à acheter un bien immobilier ».

SNVBA vs Nancy samedi 18 novembre à 20H • Réservation billets

Publié le 17/11/2017 à 09:50.