Municipales 2020 : rencontre avec le candidat En Marche Julien Goussot

La tête de liste En Marche aux élections municipales à Saint-Nazaire dévoile ses premières idées pour la ville.

Julien Goussot, 35 ans, a quitté Angers en 2014 pour venir s’installer à Saint-Nazaire, où il travaille depuis en tant que juriste à la Silène. Il s’engage pour la première fois dans la politique en 2017, juste après la victoire d’Audrey Dufeu-Schubert aux élections législatives et devient animateur du comité En Marche Saint-Nazaire Centre. Il nous dévoile sa vision de Saint-Nazaire et quelques lignes du projet de sa liste J’EM Saint-Nazaire.

La liste J’EM en attente de l’investiture En Marche

Après avoir travaillé jusqu’en septembre sur un projet commun avec le MoDem et Jean-Michel Texier (tête de liste Saint-Nazaire avec Vous), les marcheurs de Saint-Nazaire se lancent donc dans la campagne en solo. « Certains marcheurs avaient pris leurs distances, gênés des façons de faire de Jean-Michel Texier, cela a mené à la rupture. Ces marcheurs sont revenus par la suite » éclaircit Julien Goussot en expliquant qu’une procédure de dépôt de dossier a été engagée en fin d’année pour recevoir l’investiture En Marche. « Nous sommes les derniers à nous lancer dans la campagne mais nous sommes sur le terrain depuis 2 ans, et nous comptons sur cet effet d’annonce pour attirer de nouveaux profils » continue-t-il.

« On ne s’interdit aucune alliance, sauf les extrêmes »

« J’ai rejoint En Marche en 2017 pour sortir du clivage gauche-droite. Je pense que l’important est de prendre les hommes et les idées où ils se trouvent, on ne s’interdit aucune alliance sauf les extrêmes » explique Julien Goussot. Sur un éventuel accord avec le maire sortant David Samzun, le candidat En Marche souligne qu’il n’y a jamais eu de discussion avec lui pour une liste commune, et qu’il compte sur le travail de terrain pour expliquer et dissiper les doutes auprès des Nazairiens. Dans le même temps, interrogé sur le bilan du maire actuel, il reconnaît en avoir « une vision plutôt positive, mais avec une belle marge de progression ». Quelles sont leurs principales différences ? « Nous souhaitons développer une réelle participation citoyenne, en débloquant des budgets participatifs pour que chaque Nazairien puisse être associé à l’action, quel que soit son âge, sa nationalité, du moment qu’il réside à Saint-Nazaire » détaille-t-il.

Les premières idées du projet de J’EM

Le programme complet devrait être dévoilé prochainement, mais Julien Goussot annonce déjà quelques thèmes de sa campagne. « Je souhaite une remise en valeur de la population ouvrière, un peu oubliée, et dont une part est récupérée par l’extrême droite » suggère-t-il. Autre idée, développer un lien plus fort entre la CARENE et Cap-Atlantique, avoir des services mieux coordonnés, notamment au niveau des transports. « Le réseau n’est pas efficace. Après 20h, on ne peut plus se déplacer en bus entre La Baule et Saint-Nazaire » regrette le candidat. Sur la question du logement, un domaine qu’il connait bien, il insiste sur le développement de nouveaux logements sociaux et souhaite pouvoir accueillir tous les nouveaux arrivants de la même façon. Comment ? « L’étalement urbain qui fait disparaître des terres agricoles n’est plus possible, il va falloir nécessairement monter en hauteur, mais avec plus de concertation avec les riverains » propose Julien Goussot en faisant référence au projet “Harmony of the Sky” de la Plaine des Sports. Interrogé sur le gel des zones commerciales proposé par les listes de Gaëlle Bénizé-Thual et Pascale Hameau, il se dit peu convaincu : « Il est trop facile d’opposer périphérie et centre-ville, les deux doivent coexister avec des offres différentes. Il faut par contre être plus regardant sur la nature des activités qui s’installent ». Enfin quelques premières propositions sont formulées sur le thème de l’insécurité. En se référant aux derniers chiffres montrant une amélioration de la situation, et des remontées contradictoires, Julien Goussot estime que le problème est très différent suivant les territoires. Il propose de doubler les effectifs de la Police Municipale « sur la durée du mandat, avec des économies des dépenses de fonctionnement, pour pouvoir en supporter le coût », de mettre en place une application de signalement, d’installer des boutons d’alerte dans les zones les plus sensibles, et de trouver plus de moyens avec la Police Nationale.

Publié le 09/02/2020 à 12:27.