Municipales 2020 Saint-Nazaire : Pascale Hameau s’engage pour le futur

La liste "Saint-Nazaire solidaire et écologiste" souhaite donner de nouvelles priorités à la ville pour faire face à l'urgence climatique.

Après 6 ans passés dans l’équipe de David Samzun en tant qu’adjointe en charge du patrimoine, de la transition énergétique et du développement durable, Pascale Hameau s’est lancée parmi les premières dans la bataille des municipales avec sa liste “Saint-Nazaire, solidaire et écologiste”. Une décision motivée par le soutien d’un collectif fort, et la volonté d’engager dès aujourd’hui la ville dans un projet à long terme qui la protègera demain des urgences climatiques, démocratiques et sociales.

« Moins de com et plus d’actions cohérentes »

« Je crois que le déclic s’est produit le jour où on m’a refusé une enveloppe pour isoler le gymnase de Porcé, et que dans le même temps on peignait pour la même somme des bandes au sol dans le centre-ville » se souvient Pascale Hameau. Comme « une petite musique » qui a continué de trotter dans la tête de l’élue, et que les résultats des élections européennes (17,44% pour EELV à Saint-Nazaire) ont fini par convaincre. « Après l’appel écologiste et citoyen lancé en juillet 2019, nous avons rassemblé plus de 300 signataires en 1 mois » explique-t-elle. Avec une centaine de personnes prêtes à s’investir dès la première réunion organisée, Pascale Hameau décide alors de se lancer. « C’était le moment de porter nos idées sans être adossés à un parti ». De ses 6 ans aux côtés de David Samzun, la candidate retient les tensions rapidement apparues, notamment au sujet de Notre-Dame-des-Landes, et de projets non prévus dans le programme de campagne (extension de la zone de l’Immaculée, installation de caméras de vidéo surveillance). Des satisfactions également, comme le label Cit’ergie obtenu par la ville, une certaine marge de liberté dans les délégations, mais de dernières déceptions en fin de mandat. « Aucun élu vert ne faisait partie du comité de pilotage du projet Harmony of The Sky sur la Plaine des Sports. Nous avions les mêmes infos que la population, rien de plus. Nous nous sommes abstenus » explique Pascale Hameau en insistant sur la transparence qu’elle souhaite à tous les niveaux, en particulier sur certaines dépenses de communication auxquelles les élu(e)s n’ont pas accès. « On doit être au service des habitants, les informer, mais ne pas aller au-delà. David Samzun se dit écolo, mais manque de cohérence quand il s’agit de passer à l’acte ».

« L’écologie, ça ne marche que si on embarque tout le monde »

Convaincue de l’urgence écologique, Pascale Hameau revient sur la notion de solidarité. « Nous ne voulons laisser personne de côté. Il faut déjà avoir la tête hors de l’eau pour se soucier des enjeux écologiques, d’où les minimas et tarifs sociaux sur l’eau que nous souhaitons instaurer. » explique la candidate, consciente que les populations qui seront les plus touchées par le réchauffement climatique sont aussi les plus démunies (Méan-Penhoët, la zone industrielle, Montoir, Trignac, mais aussi autour du Parc Paysager et à Pornichet). Pascale Hameau prévoit ainsi un budget spécifique de 20 millions d’euros pour à long terme, adapter les maisons ou les déplacer. « Il faudra les aider, c’est ça la solidarité » insiste-t-elle. Dans ce cadre, une maison de l’environnement serait créée en lien avec la CARENE et le tissu associatif.

Travailler avec l’industrie

Loin de l’image caricaturale parfois prêtée par certains opposants aux verts, Pascale Hameau insiste sur la nécessité de travailler main dans la main avec les industries implantées à Saint-Nazaire. «Nous voulons conserver l’emploi, pas supprimer les industries mais travailler avec elles » réaffirme-t-elle. Comment ? En développant là encore une certaine solidarité. « Les travaux du Boulevard des Apprentis ont coûté 13 millions d’euros, pour desservir de nombreuses entreprises. Pourquoi ne pas avoir demandé en contrepartie d’agir sur les rejets pour l’environnement et le climat ? Par exemple en développant le branchement électrique à quai des navires pour éviter de faire tourner les moteurs? ». En s’appuyant sur les dernières études publiées sur le bassin Nazairien, Pascale Hameau s’interroge en parallèle :« Après une, deux submersions, qu’adviendra-t-il des Chantiers de l’Atlantique ? La solidarité entre entreprises, particuliers et municipalité est indispensable pour atteindre un but commun : baisser notre empreinte carbone ».

L’épineuse question du centre-ville

Tous les candidats aux Municipales à Saint-Nazaire se sont collés à la question : comment redynamiser le centre-ville où les fermetures s’enchaînent ? Pour Pascale Hameau, pas question de faire de l’”éco-terrorisme”. « Nous sommes conscients que certaines personnes ne peuvent pas se passer de voitures. Par contre, nous souhaitons plus de parking avec des navettes électriques gratuites fréquentes » détaille-t-elle. Parallèlement, la tête de liste n’envisage pas de solutions radicales comme raser le paquebot, mais souhaite repeupler les locaux vides avec du tertiaire, et mener une politique volontariste de rénovation du centre-ville. Un circuit piéton sera également envisagé, « après concertation et accord avec les commerçants ». Quant au gel des zones commerciales de périphérie annoncé dans le programme, la candidate l’estime indispensable pour préserver l’économie du centre-ville, mais aussi pour préserver les zones agricoles, et stopper l’artificialisation des sols. « Une fois un sol artificialisé, il n’y a pas de retour en arrière possible. Et contrairement aux arguments avancés par d’autres candidats, ce ne sont pas les logements qui représentent la plus grande part de destruction des terres naturelles mais les commerces et zones d’activité, et les routes » insiste Pascale Hameau en continuant « Chez nous tout est cohérent, transport, chauffage, industrie, on va travailler tout ensemble ».

Sensibiliser, mais non imposer

Dans les autres quartiers de la ville, la liste “Saint-Nazaire, solidaire et écologiste” assure préférer la concertation plutôt que des effets d’annonce. Par exemple, le devenir du Petit Maroc sera décidé par les Nazairiens eux-même. « Nous préférons faire appel au bon sens et sensibiliser plutôt que d’imposer. Nous sommes convaincus que l’expérimentation est ce qu’il y a de mieux » insiste Pascale Hameau. Des expérimentations qui pourront prendre diverses formes dans la ville, transformée en laboratoire d’idées : dans le domaine de la production d’énergie et du développement de l’autonomie qui pourra générer une économie nouvelle, de la dépollution par des plantes dépolluantes, du soutien au projet de ferme urbaine sur le toit de la base sous-marine, du soutien aux circuits courts locaux. Saint-Nazaire une ville agréable à vivre ? « Oui, et elle le sera dans le futur en restant à taille humaine » insiste Pascale Hameau.

Publié le 28/02/2020 à 21:26.

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