Océarium du Croisic : correspondant Pelagis depuis près de 25 ans

L'Océarium ne se contente pas de nous dévoiler ses superbes créatures marines, il joue aussi un rôle essentiel pour secourir les mammifères marins échoués sur nos côtes.

Océarium du Croisic : correspondant Pelagis depuis près de 25 ans

Le 11 novembre dernier, l’Océarium du Croisic accueillait le 19ème congrès annuel du Réseau National Échouage de Mammifères Marins (RNE) ou se sont concertés 120 membres présents sur les façades maritimes françaises. Car une fois le dernier visiteur ayant déserté la magie de ses bassins, les soigneurs continuent à s’activer pour une toute autre mission : secourir les phoques, tortues ou dauphins échoués sur nos plages.

Mammifères échoués dans la tempête

Cela fait 25 ans que l’Océarium du Croisic émerveille petits et grands devant ces animaux marins des profondeurs qui nous semblent parfois si inaccessibles. Près de 25 ans aussi qu’il s’est engagé en tant que correspondant auprès de l’observatoire Pélagis, système d’observation pour la conservation des mammifères et oiseaux marins. Outre jouer le rôle de relai par des mesures ou des photos qui seront conservées dans une base de données, il est aussi habilité à secourir les mammifères marins blessés ou échoués. « Cela survient principalement en période de tempête. » nous explique Céline Tessier de l’équipe de l’Océarium. « Il s’agit surtout de phoques, plus rarement de tortues ou de dauphins. Tout est très encadré et nous devons suivre une chaîne logique. Une fois les animaux recueillis par nos soigneurs, ils sont envoyés à la Clinique du Phoque à Brest (La Rochelle pour les tortues). Ils ont souvent perdu beaucoup de poids et cela peut prendre plusieurs semaines voire plusieurs mois avant de les relâcher en mer. Ils sont relâchés au large de Brest où vit une importante colonie, ils viennent d’ailleurs souvent de cette zone. » Mais les hivers sont parfois rudes avec des dépressions qui se succèdent au large des côtes françaises, l’Océarium doit parfois prendre soin plus longtemps des animaux en détresse. « C’est arrivé en 2014, plusieurs tempêtes à la suite ont fait s’échouer un grand nombre de phoques. Tous les centres étaient saturés, nous avons du les garder plus longtemps » se souvient Céline Tessier.

Que faire si on trouve un phoque échoué sur une plage ?

S’assurer tout d’abord que l’animal n’est pas tout simplement en train de dormir étalé au soleil, les phoques adorent ça ! Si l’animal est blessé, il faudra résister à votre envie de le câliner et ne surtout pas le toucher : les phoques ont de très jolies moustaches mais aussi de très bonnes dents dont ils n’hésiteront pas à se servir, et ils peuvent aussi être porteurs de bactéries. « Il faut appeler l’Océarium ou les services techniques municipaux de la commune et signaler l’état et l’emplacement de l’animal. » Les soigneurs de l’Océarium prendront ensuite le relai pour le remettre sur pieds, pardon sur nageoires. Les tempêtes nous ont pour l’instant épargné(e)s, c’est un tout autre type de mammifère que les enfants pourront admirer plonger dans le tunnel de l’Océarium le 17 décembre à 16h30. Allez je vous donne un indice, il est rouge et blanc et a bien deux pieds celui-là.

Publié le 06/12/2017 à 23:31.