Pornichet : l’année victorieuse du club Tchac d’ultimate frisbee

Le Tchac Côté d'l'eau a su faire parler de lui en 2018 avec de nombreuses victoires en France et à l'international : focus sur un sport et un club qui ont le vent en poupe.

7ème au Championnat du monde de Cincinnati (1ère équipe européenne), Champions de France outdoor pour la 5ème fois, Champions de France en mixte, Champions de France sur plage ! La liste des victoires remportées en 2018 par le club d’ultimate Frisbee de Pornichet est décidément impressionnante. Son secret ? Un esprit d’équipe inébranlable, des années d’entraînements et d’efforts qui portent leur fruits, un fair-play à toute épreuve et une énorme dose d’énergie parmi les 130 licencié(e)s qui pratiquent ce sport débarqué en France à la fin des années 80.

Fair-play, mixité et respect

Plusieurs dizaines de joueurs et joueuses s’entraînent sur le gazon du complexe Aubry-Prieux de Pornichet en cette fraîche soirée d’automne. Après les échauffements et entraînements techniques, les équipes se forment pour les matchs et rivalisent de précision et rapidité durant d’intenses minutes de passes. « C’est un sport très cardio et physique » nous explique Vincent Hervouet, vice-président du Tchac Côté D’l’eau. « Sur un terrain de 100m de long sur 36, l’esprit collectif des deux équipes de 7 est roi car la seule façon d’aller marquer un but est de faire des passes. Pas le droit de marcher avec le frisbee, et pas le droit d’être en possession du frisbee plus de 10 secondes. C’est très intense ». Mais au fait pourquoi ce nom le Tchac ? « Comprenez d’chaque côté d’l’eau » explique Thomas. « Les deux clubs de Pornichet et Corsept ont fusionné en 2007, nous sommes maintenant le seul club d’ultimate sur l’ouest de la Loire-Atlantique, avec des licenciés qui viennent de Nantes pour profiter d’un très bon niveau »; ajoute le vice-président. Une autre particularité propre à ce sport pratiqué dès 8 ans est la mixité des équipes. « Les qualités requises du joueur sont la précision, la technique, l’endurance cardiaque, et l’agilité. La mixité est très intéressante dans les différents profils qu’elle apporte ». nous expliquent un peu essoufflé(e)s les joueurs et joueuses sur le terrain. Pas question non plus de jouer les mauvais joueurs, l’ultimate frisbee est un sport auto-arbitré, où le fair-play entre les équipes est essentiel. « Nous parlons en Anglais lors des rencontres internationales, nous devons faire l’effort de nous comprendre les uns les autres, cela peut-être parfois prêter à confusion avec les Japonais qui ont des codes d’attitudes différents des nôtres, il faut s’adapter ». sourit Thomas.

Une popularité grandissante en France

Car le Japon est avec les Étas-Unis, le Canada et l’Australie un des pays où la pratique de l’ultimate frisbee en compétition est la plus développée. Née aux Étas-Unis à la fin des années 70, la discipline pratiquée sur gazon, plage ou indoor a débarqué à la fin des années 80 en France. Avec 4000 licenciés (15% de licenciés en plus chaque année), la France n’a pas encore d’équipe professionnelle contrairement aux USA et au Canada qui ont une ligue pro depuis 4 ans. « Ce sport est encore en plein développement dans l’hexagone, avec une croissance qui se fait beaucoup par les jeunes. Ils apprécient l’ambiance et le fair-play. C’est pourquoi nous tenons à continuer à développer le junior au Tchac en accueillant de jeunes joueurs dès 8-9 ans ». La relève pour garder le titre de champion de France ou pourquoi pas un jour participer aux Jeux Olympiques ?

Publié le 19/12/2018 à 18:30.