Saint-Nazaire : la protection des arbres renforcée dans la ville
Plus de 800 arbres à protéger ont été intégrés au nouveau Plan Local d'Urbanisme pour les défendre contre le grignotage urbain.
L’équipe municipale a annoncé ces dernières semaines, sa volonté de redessiner une “ville-jardin” pour lutter contr le changement climatique, notamment en plantant plus d’arbres dans le centre-ville. Ce projet a été complété par un travail d’identification des arbres à protéger existants, et qui feront l’objet, par exemple, de restrictions d’abattage en cas de projet immobilier. Le classement selon l’intérêt patrimonial, déjà existant dans le PLUi depuis plusieurs années, s’allonge aujourd’hui de centaines de specimens supplémentaires à protéger.
Un inventaire lancé en 2018
Un inventaire des arbres de la commune a été lancé par la ville en 2018, qui a permis d’établir des fiches précises sur leur hauteur, leur âge, leur santé, ou encore leurs perspectives de développement. Cette identification concernait non seulement les arbres situés sur l’espace public, mais également ceux situés sur des parcelles privées. 1314 arbres ont été répertoriés sur 4 secteurs : Côte d’Amour, Centre-Ville, Saint-Marc-sur-Mer, et l’Immaculée. 835 d’entre eux seront intégrés au nouveau PLUi au printemps 2023 dans différentes catégories : arbre remarquable, espace boisé protégé, arbre significatif, ou d’intérêt patrimonial.
Les arbres mieux protégés lors de l’instruction des permis de construire
« Le patrimoine arboré que nous voulons multiplier par ce concept de ville jardin, nous l’avons déjà. Ce patrimoine arboré existant doit etre protégé » explique Christophe Cotta, adjoint à l’urbanisme. Concrètement, lorsqu’un promoteur immobilier ou un propriétaire privé déposera une demande de permis de construite, les services de la ville seront attentifs au respect d’abattage, ou à des distances réglementaires en demandant éventuellement un décalage des constructions. Un dispositif de compensation financière existe d’ailleurs déjà dans le cas des promoteurs immobiliers. Par exemple, la distance entre une future construction et un arbre remarquable doit respecter 2,5 fois le rayon du houppier au minimum pour les arbres remarquables, 2 fois pour les arbres d’intérêt patrimonial, et 1,5 fois pour les arbre significatifs. Par ailleurs, l’abattage est proscrit pour les espaces boisés classés et les arbres remarquables.
Chaque arbre au fond de son jardin fait partie du patrimoine arboré
6 types d’arbres sont à l’heure actuelle répertoriés au PLUi : les espaces boisés classés, les arbres remarquables, les arbres d’intérêt patrimonial, les arbres significatifs, les arbres identifiés, les “arbres”. Une protection maximale et une interdiction d’abattage est accordée aux deux premières catégories. 70 nouveaux arbres remarquables, 181 arbres d’intérêt patrimonial, 584 arbres significatifs, ou encore 4 espaces boisés classés ont été inventoriés. « La préservation de l’arbre doit être garantie durant toute la vie du bâtiment lors d’un projet immobilier. Chacun doit réaliser que l’arbre au fond de son jardin a une valeur et fait partie d’un patrimoine commun arboré » ajoute Christophe Cotta.
