Saint-Nazaire : larmes et colère chez des salariés de Stelia

Jeudi soir, des salariés et salariés sous-traitants de Stelia ont embrasé des pneus pour protester contre les augmentations de salaires proposées dans l'après-midi.

Saint-Nazaire : larmes et colère chez des salariés de Stelia

​Une épaisse fumée noire s’élevait ce soir à 19h sur le boulevard des Apprentis bloqué à la circulation. Devant la barricade de pneus improvisée, une dizaine de salariés et salariés sous-traitants de Stelia s’étaient rassemblés dans un mouvement de contestation des augmentations de salaires proposées.

Négociations annuelles obligatoires

« C’est inadmissible, j’en ai les larmes aux yeux » explique la voix étranglée un salarié sous-traitant de Stelia sur place. « Vous savez, on ne brûle pas des pneus pour casser, le but n’est pas de casser nos outils de travail, c’est juste un message, pour que la fumée se voit de loin. » La raison de leur coup de gueule ? Les NAO (négociations annuelles obligatoires) durant lesquelles la direction de Stelia a proposé cet après-midi des augmentations largement inférieures à leurs attentes. « Je suis salarié sous-traitant de Stelia, on est venus en soutien avec les salariés de Stelia, ils leur proposent 0,7% d’augmentation, au vu de leurs bénéfices, c’est trop peu. » ajoute-t-il remonté. « Ça a été décidé aujourd’hui, le pire c’est que c’est arrivé un jour de manifestation interprofessionnelle décidée depuis des semaines. » Pourquoi certains salariés sous-traitants montent-ils au créneau ? « Il y a un effet cascade, nous savons bien que si les salariés de Stelia n’obtiennent que 0,7% lors des NAO, nous, les salariés sous-traitants n’auront pas plus de 0,3 %. » conclue-t-il. Stelia emploi près de 1 000 salariés à Saint-Nazaire, et travaille avec plusieurs milliers de salariés d’entreprises sous-traitantes.

Publié le 19/04/2018 à 20:08.