Saint-Nazaire : les promoteurs devront payer s’ils abattent des arbres

La ville va demander aux promoteurs immobiliers une compensation financière servant à la replantation, en cas d'abattage ou de dégradation du patrimoine arboré.

Saint-Nazaire : les promoteurs devront payer s’ils abattent des arbres © Adobe Stock
Publié le 30 Mars 2021 à 11:47.

Déjà dotée d’un outil interne permettant d’estimer la valeur donnée à un arbre, la ville souhaite désormais l’utiliser comme levier de négociation avec les promoteurs immobiliers. Avec l’idée qu’ils versent une compensation financière, lorsque l’abattage ne peut être évité sur les parcelles dédiées à des projets immobiliers.

« L’arbre est un bien commun »

Essence de l’arbre, taille, localisation, état général… De nombreux critères sont pris en compte par la ville depuis 2015 pour établir la valeur d’un arbre grâce à cet outil jusqu’alors utilisé en interne. « L’idée est de considérer que l’arbre étant un bien commun, et que ses bénéfices ne s’arrêtent pas aux frontières de la petite propriété ou de la grande propriété sur laquelle il est planté, ce bien devrait être compensé pour les plus significatifs, ceux qui s’inscrivent dans le paysage, ou ceux qui par essence ont plus de valeur que les autres » a déclaré Christophe Cotta, Adjoint au Maire à l’Urbanisme, Aménagement et Transition Écologique, lors du conseil municipal du 26 mars dernier. Et pour avoir toujours plus d’arbres plantés que d’arbres abattus, la mise en oeuvre d’un nouveau protocole dotera la ville du cadre juridique indispensable à cette négociation.

L’abattage en dernier recours

« Il nous fallait dans cette logique pouvoir aborder les choses de la même manière avec l’ensemble des promoteurs, puisque le renouvellement urbain va les amener à peut-être avoir à acheter des parcelles sur lesquelles il y a déjà un patrimoine arboré » continue Christophe Cotta. À l’heure actuelle, la ville déclare avoir déjà acté ce point avec les promoteurs immobiliers, en leur demandant systématiquement un état phytosanitaire des arbres en question pour s’assurer qu’il n’existe pas d’autre recours que l’abattage. Si le premier objectif reste d’éviter la destruction du patrimoine arboré, dans le cas où cela s’avère impossible, cette nouvelle compensation financière permettra de replanter à proximité du projet, ou en dernier recours dans d’autres lieux de la ville. « Cette compensation permettra de replanter ailleurs d’autres arbres, ou strates arbustives, puisque l’arbre n’est pas le seul élément de développement de la biodiversité ».

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