Urgences de Saint-Nazaire : comment faire pour éviter la saturation cet été

Le centre hospitalier s'est préparé en amont au traditionnel pic estival, mais reste inquiet face à l'absentéisme dû au Covid conjugué à l'afflux des vacanciers.

Urgences de Saint-Nazaire : comment faire pour éviter la saturation cet été Jean-Baptiste Perret (directeur adjoint), Rachid Yousfi (chef de service aux Urgences), Céline Guillaud (directrice adjointe), Julien Couvreur (directeur), Jean-Marc Le Bideau (Pdt commission médicale) / © SaintNazaireNews.fr
Publié le 06 Juillet 2022 à 15:44.

​Pas de panique…Pour le moment…Le service des Urgences du Centre Hospitalier de Saint-Nazaire restera ouvert durant la période estivale. Et ce grâce à un recrutement anticipé de renforts pour les mois de juillet et août, ainsi qu’une réorganisation partielle. 1 seul service médical post urgence, l’équivalent de 10 lits, devra fermer par manque d’infirmièr(e)s et aide-soignant(e)s. La poursuite de l’activité aux Urgences se poursuit cependant sur un fil, avec toujours une dizaine de médecins urgentistes manquant à l’appel, et le centre hospitalier appelle les habitants et vacanciers à adopter les bons réflexes pour ne pas les faire craquer.

« Ne pas considérer les urgences comme le seul recours possible »

« L’été sera compliqué » admet d’emblée Julien Couvreur, directeur du centre hospitalier de Saint-Nazaire. « Un effort d’adaptation a été consenti pour maintenir les capacités d’accueil habituelles. Par le personnel hospitalier, mais également par des cabinets médicaux en ville qui libèreront des créneaux le jour-même à destination de toute la population. Mais des difficultés de fonctionnement sont probables, notamment en raison de l’absentéisme dû aux contaminations Covid parmi le personnel de santé. Nous appelons chacun et chacune à ne pas considérer les urgences comme le seul recours possible, et à systématiquement composer le 15 pour être bien orienté et ne pas mettre à mal le système » insiste-il.

Les vacanciers dont l’état de santé se dégrade invités à écourter leur séjour

Contrairement aux idées reçues, les pathologies de loisirs ne représentent pas la plus grosse charge pour les Urgences en période estivale. Les points de suture, entorses, bras cassés et autres bobos de vacances sont monnaie courante. La situation peut cependant être plus compliquée pour les visiteurs avec des pathologies chroniques nécessitant un suivi, et dont l’état s’altère. « Nous les invitons à retrouver les établissements qui les suivent habituellement et à faire une pause dans leurs vacances » recommande Rachid Yousfi, chef de service aux Urgences. Les pathologies lourdes, fortes consommatrices d’imagerie et d’examens fragilisent le système, et les rapatriements sont en outre extrêmement complexes en cas d’aggravation. « Les Urgences doivent cesser d’être la porte d’entrée à l’hospitalisation et doivent redevenir un service d’urgences médicales. Les familles font parfois également pression sur leurs médecins généralistes pour qu’ils appellent les urgences, lorsqu’elles souhaitent l’hospitalisation de leurs proches et que le maintien à domicile est difficle. Ce n’est pas une solution » continue-t-il.

publicité

Les délais d’hospitalisation s’allongent

Autre conséquence de cette saturation, les délais d’hospitalisations s’allongent et les patients doivent patienter des heures, voire des jours avant de pouvoir être admis dans un service d’hospitalisation, alors même que de nouveaux malades continuent à se présenter. Les mêmes problématiques se posent lorsqu’il s’agit de trouver une solution à leur sortie. Des jobdatings ont été organisés dans les écoles d’infirmières au printemps, certains médecins ont été recrutés dans d’autres régions pour pouvoir maintenir les congés d’été, mais 10 à 15% des lits restent tout de même fermés sur le département.

40 patients atteints du Covid à ce jour à l’hôpital

22 médecins urgentistes se relaient au centre hospitalier de Saint-Nazaire. Au quotidien, 7 d’entre eux travaillent de jour, et 4 autres la nuit.« L’accueil des patients atteints du covid reste également problématique lors d’afflux de malades car il faut être en capacité de les isoler » indique Rachid Yousfi. 40 patients atteints du Covid séjournent à ce jour à l’hôpital, certains hospitalisés initialement pour d’autres pathologies. « Ils étaient inférieurs à 10 début juin, une cinquantaine début juillet » précise-t-il. Il n’est pas nécessaire de rouvrir d’unité Covid à ce stade, mais qu’en sera-t-il le reste de l’été ? « Pour assurer la continuité de l’accueil des Urgences, chacun doit adopter un seul bon réflexe : composer le 15 avant de se présenter » conclut Julien Couvreur.

Urgences de Saint-Nazaire : comment faire pour éviter la saturation cet été
publicité
publicité
publicité
publicité

Site web réalisé à Saint-Nazaire par

Presquileweb : Agence web & création de site internet à Saint-Nazaire