Saint-Nazaire : la boucherie de Méan “Au Bien Loti” ouvre un stand sous les halles
Manon Derrien et Romain Briand, les 2 jeunes commerçants de 27 et 31 ans, se sont installés depuis dimanche dernier près de l'entrée principale.
Depuis dimanche dernier, en passant l’entrée principale des halles du marché de Saint-Nazaire, impossible de rater le stand d’Au Bien Loti avec son grand tableau noir, dans la première allée juste à gauche. Derrière la vitrine, rencontre avec Manon Derrien et Romain Briand, le jeune couple qui a repris depuis un an et demi la boucherie de l'Estuaire, au 197, rue de Trignac, dans le quartier de Méan.
Un duo jeune pour une histoire de quartier
La boucherie-charcuterie-traiteur Au Bien Loti, c’est l’ancienne boucherie de l’Estuaire, reprise et relancée récemment par Manon et Romain. Le nouveau nom est un clin d’œil à leurs deux enfants, Lola et Timéo. Et le petit jeu de mots "Loti"colle bien à l’ambiance qu’ils veulent donner à leur commerce. « Un commerce où l'on se sent bien » sourit Manon. La jeune femme est originaire de Méan, Romain, lui, vient de Certé. Ils tenaient tous deux à rester dans un quartier qu’ils connaissent et qu’ils veulent faire vivre. « Les habitants sont heureux que la boucherie soit reprise » glisse Manon. Et voir arriver une jeune génération de commerçants, c'est aussi l'assurance que la boucherie restera encore longtemps dans le quartier.
Deus parcours qui se complètent
Derrière le comptoir, les parcours des 2 partenaires à la vie et au travail se répondent. Manon travaillait auparavant comme ATSEM à la Ville de Saint-Nazaire, et avait déjà “la fibre” de l’entrepreneuriat, héritée de son environnement familial. Romain, lui, arrive avec un bagage très large. Avant la boucherie, il s’est formé en cuisine, chocolaterie et pâtisserie. Autant dire qu’il a de quoi nourrir l’inspiration quand il s’agit d’imaginer une carte traiteur ! Le goût du commerce, il l’a aussi dans l’ADN. Sa sœur a d'ailleurs ouvert Le Fournil des Docks à Méan-Penhoët, puis plus récemment à Certé, près de la pharmacie Le Bihen, à Trignac. Dans cette famille de commerçants, on sent aussitôt une énergie en les écoutant parler de leur métier.
« Une autre ambiance » sous les halles
Pourquoi le marché, quelques mois après l’ouverture de leur boutique ? Manon et Romain ont recruté Frédéric, avec l’idée, déjà, de se lancer sous les halles. « C’est une autre ambiance, c’est vraiment autre chose. On savait que ça nous plairait » sourit Manon. À la boutique de la rue de Trignac, ils travaillent surtout avec les gens du quartier, et beaucoup d’ouvriers qui viennent aussi le midi pour la partie traiteur. « Ici la clientèle est différente, ils prennent aussi plus le temps » observe-t-elle. Sur le stand, on retrouve tout ce qu’ils proposent en boutique : boucherie, charcuterie faite maison et plats traiteur. Et ils comptent bien profiter des grandes tablées récemment installées dans la partie centrale. Dans une vitrine près de la caisse, ils ont déjà glissé des planches apéro, des madeleines salées et des mini-burgers à déguster sur place. Le duo sera au marché le mardi et le vendredi pendant que Frédéric tient la boutique. Le dimanche, ils seront tous les trois sous les halles. Une nouvelle aventure, dans une ambiance qu’ils découvrent, et qu’ils semblent déjà avoir adoptée.

