SaintNazaireNews.fr
PUBLICITÉ LOCALE
Publié par Soizick David, le 03 Février 2026 à 15:24

Loire-Atlantique : le SDIS 44 et le Département s’allient contre la détresse sociale

Une convention signée le 30 janvier dernier vise à réorienter vers les services sociaux les adultes en détresse sociale repérés par les sapeurs-pompiers lors d’interventions.

Loire-Atlantique : le SDIS 44  et le Département s’allient contre la détresse sociale
La signature s'est déroulée ce vendredi 30 janvier © Laura Clignet

Le Département de Loire-Atlantique et le SDIS 44 ont officialisé un dispositif destiné à améliorer la prise en charge des adultes en situation de vulnérabilité sociale repérés lors des secours à personne. Lorsque les pompiers constatent une détresse sociale ou médico-sociale qui ne relève pas d’une urgence vitale, la situation pourra être transmise aux services Solidarité du Département pour un accompagnement adapté.

Une réponse à des interventions “non vitales” de plus en plus fréquentes

Sur le terrain, les équipes du SDIS sont de plus en plus souvent confrontées à des demandes qui relèvent davantage du social, du médico-social ou du sanitaire que du secours d’urgence. Certaines situations sont même parfois répétitives, concernant une même personne à intervalles rapprochés, mobilisant à nouveau les sapeurs-pompiers sans répondre au problème de fond. Avec cette convention, le Département (chef de file de l’action sociale) devient l’interlocuteur privilégié pour assurer la continuité de prise en charge.

Transmettre aux services sociaux

La convention s’appuie sur une définition juridique de l’“adulte vulnérable” (isolement, dépendance, emprise, santé, handicap, âge…), susceptible de subir un préjudice physique, psychologique, social ou économique. Les signaux peuvent être, par exemple, une aide sollicitée, un logement inadapté ou indécent, une perte d’autonomie, une suspicion de violences ou d’abus de faiblesse, une détresse psychologique, ou encore des conditions sanitaires dégradées. Si ces éléments sont constatés, la situation est relayée au Département via les espaces départementaux des solidarités (EDS) ou les unités Personnes âgées/Personnes handicapées. Les services vérifient d’abord si le cas est déjà connu, puis déterminent la meilleure stratégie pour reprendre contact et proposer une aide.

Une expérimentation déjà jugée efficace

La procédure, expérimentée depuis avril 2023, a déjà permis de réorienter 420 personnes vers les services sociaux. Dans un tiers des cas, les personnes étaient déjà suivies (travailleur social, aide à domicile)/ L’alerte a alors servi à réactualiser le plan d’aide. Pour les situations nouvelles, l’orientation peut se faire vers des acteurs comme le CCAS, un CLIC, un DAC, un mandataire judiciaire, ou des structures de santé, afin d’activer une aide à domicile, un aménagement du logement ou un suivi médical. Le partage d’informations se fait via une transmission d’information médico-sociale (TIMS) sécurisée. En 2025, le SDIS a adressé 239 fiches TIMS au Département, avec une répartition annoncée entre prises en charge directes par les services départementaux et réorientations vers les partenaires compétents. En cas d’urgence (notamment violences intrafamiliales), le SDIS effectue lui-même le signalement aux forces de l’ordre et au procureur, et pour les mineurs, les éléments sont transmis à la CRIP.

Spacer Les Dernières news PUBLICITÉ LOCALE Spacer À découvrir
PUBLICITÉ LOCALE

Site web développé à Saint-Nazaire par

Funz : Agence digitale & création de site internet à Saint-Nazaire