En vidéo : à Saint-Nazaire, une opération millimétrée de pose de passerelle sur le sentier côtier
La passerelle a été posée ce mercredi 17 septembre, pour rétablir la continuité du GR34 au-dessus de la plage de Virechat.
Depuis 2020, la plage de Virechat était un point de rupture du sentier côtier, condamné à cause d’éboulements. Ce mercredi 17 septembre, la pose d’une passerelle a marqué le retour proche de la continuité du chemin dans le secteur de Virechat. L'ouverture aux promeneurs devrait avoir lieu à la mi novembre, à l'achèvement complet du chantier.
Une opération technique pour rouvrir le sentier
Pour préparer ce chantier, les falaises ont au préalable été consolidées afin de prévenir tout éboulement. Sur place cet après-midi, les équipes ont procédé à une impressionnante manœuvre : depuis la plage, un bras de levage a soulevé la structure métallique de 15 mètres de long, avant qu’elle ne soit guidée par les ouvriers et déposée avec précision sur ses fondations ancrées dans le sol. Recouverte d’un plancher en bois exotique, résistant au milieu marin, la passerelle pèse près de 400 tonnes. Les prochaines étapes consisteront à raccorder 80 mètres de sentier pour rétablir le passage. À Trébézy, une opération similaire est prévue dans les jours à venir, avec une passerelle encore plus longue de 23 mètres. Ces deux aménagements constituent les phases phares d’un chantier d’ampleur, lancé pour redonner aux promeneurs l’accès au littoral dans sa continuité.
En vidéo, la pose de la première passerelle
Un chantier financé et pensé pour durer
Le coût global de l’opération atteint 1,7 million d’euros, dont 800 000 euros apportés par l’État via le programme France Vue sur Mer, sans lequel le projet n’aurait pu aboutir. Les travaux, menés par lla Carene en partenariat avec la société Ouest Accro et l’entreprise Valbois, s’inscrivent dans un cadre environnemental exigeant : le secteur est classé Natura 2000, ce qui a imposé de concevoir des ouvrages indépendants de la falaise. Cette restauration du GR34 répond à une fréquentation forte, près de 300 000 marcheurs par an, et à une nécessité de sécurité, face aux risques d’éboulements. La CARENE espère ainsi rouvrir au public l’ensemble des portions condamnées, et offrir un cheminement plus sûr au plus près de l’océan. Et ce dès le 15 novembre !

