Pornichet poursuit la collecte des mégots pour protéger son littoral
Pour la cinquième année consécutive, Pornichet renouvelle son dispositif de collecte et de valorisation des mégots afin d’éviter que ces petits déchets toxiques ne terminent leur course dans l’océan.
À Pornichet, la chasse aux mégots continue. Depuis 2022, la Ville déploie chaque été un dispositif spécifique pour récupérer ces déchets abandonnés sur l’espace public et les transformer en nouvelles ressources. Pour cette nouvelle édition, la commune s’appuie sur Keenat, entreprise spécialisée dans la collecte et la valorisation de déchets urbains, ainsi que sur l’association d’insertion APIE pour la distribution des kits et le ramassage.
Des mégots collectés puis transformés en ressources
Pour cette cinquième édition, 41 cendriers de collecte sont installés sur différents points de la commune. La Ville peut également compter sur la mobilisation de plusieurs partenaires tels que l’hippodrome ainsi que des bars et restaurants situés en centre-ville, sur la place des Océanes, au port, dans le quartier de la gare ou encore dans la zone artisanale du Hecqueux. Une fois récupérés, les mégots suivent une filière de valorisation spécifique. Keenat accompagne les collectivités avec une solution comprenant la collecte, le tri et le traitement de ces déchets complexes. L’entreprise explique que les mégots peuvent être orientés vers une valorisation énergétique sous forme de combustible solide de substitution (CSS), mais aussi, selon les projets, vers une valorisation matière permettant notamment la fabrication de nouveaux objets ou panneaux.
Un geste simple pour un enjeu majeur sur le littoral
La Ville rappelle qu’un seul mégot peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau. À l’échelle de la station balnéaire, l’enjeu est particulièrement important en période estivale, lorsque la fréquentation augmente et que les déchets abandonnés peuvent rapidement se multiplier. La collecte des mégots complète ainsi les actions menées pour préserver les plages et l’environnement marin. Et pourquoi aucun établissement installé directement sur le sable ne participe au dispositif cette année ? Tout simplement parce que la cigarette est interdite sur les plages durant la période estivale depuis le décret pris par l’État en juin 2025 en faveur de la santé publique et de la protection de l’environnement.