Saint-Nazaire : la pêche aux coquillages interdite de la pointe de Chémoulin à La Turballe
Des analyses réalisées le 30 mai dernier ont révélé un taux de phycotoxines lipophiles trop élevé.
Par arrêté préfectoral du 1er juin 2023, la pêche maritime professionnelle, le ramassage, le transport, le stockage, l'expédition, la vente et la commercialisation des moules de taille marchande provenant du domaine public maritime et des eaux maritimes ainsi que le pompage de l’eau de mer à des fins aquacoles, sont interdits, dans les zones du port de la Turballe jusqu'à la pointe de Chémoulin. Les moules, les palourdes et les coques récoltées et/ou pêchées provenant de ces zones sont considérées comme impropres à la consommation humaine depuis la date de prélèvement du 30 mai 2023 ayant révélé leur toxicité. La pêche de loisir est également interdite.
Des prélèvements réalisés le 30 mai dernier
Les résultats des analyses effectuées en laboratoire sur les moules, palourdes et coques prélevées le 30 mai 2023 dans la zone située entre le port de la Turballe et la baie de la govelle, et la zone s'étendant de la baie de la Govelle à la pointe de Chémoulin, ont démontré leur toxicité par présence de phycotoxines lipophiles à un taux de 273 μg/kg, 222 μg/kg, 244 μg/kg et 484 μg/kg supérieur au seuil sanitaire réglementaire fixé à 160 μg/kg . Une ingestion de ces coquillages est susceptible d'entraîner un risque pour la santé humaine.
Les professionnels invités à retirer ces coquillages du marché
Tout professionnel qui aurait commercialisé ces coquillages doit engager immédiatement leur retrait du marché, en informer la direction départementale de la protection des populations, et détruire les produits. « Le travail sur les concessions de cultures marines reste autorisé. Les bons d’enregistrement concernant le transport et le transfert des coquillages concernés, provenant des zones mentionnées au présent arrêté, sont suspendus pendant la durée de l’interdiction. Ne sont pas concernés par cette suspension, le transport et le transfert de « naissain », le naissain ne pouvant, par nature, être destiné à la consommation humaine » précise l'arrêté préfectoral.