General Electric : 4 maires de Loire-Atlantique demandent l’intervention de l’État
Les maires de Nantes, Montoir-de-Bretagne, Saint-Nazaire et Saint-Herblain interpellent les ministres de la Transition Ecologique et de l'Economie dans un courrier.
L'entreprise GE Vernova a annoncé un plan social qui entrainerait la suppression de 360 emplois dans l'éolien offshore en Loire-Atlantique. Inquiets des répercussions sur l'activité industrielle du tissu de PME et sous-traitants, Johanna Rolland, Thierry Noguet, David Samzun et Bertrand Affilé ont adressé ce mercredi 16 octobre à Agnès Pannier-Runacher Ministre de la Transition écologique, de l'Énergie et du Climat, et Antoine Armand, Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, un courrier. Ils demandent l'intervention de l'Etat et un respect de la cohérence avec son discours de réindustrialisation et de transition énergétique.
8000 emplois dans toute la France
L'éolien en mer représente actuellement plus de 8000 emplois dans toute la France. « À Saint-Nazaire et Nantes nous avons dès 2011 été proactifs, accompagnés par la Région des Pays de la Loire, pour mettre l'excellence des savoir-faire locaux au service de cette nouvelle filière afin de consolider ses chances de développement. Collectivement nous avons investi massivement dans des infrastructures, portuaires notamment, dans la recherche en soutenant activement l'activité de nos laboratoires universitaires et de nos grandes écoles, dans la formation, mais aussi dans la structuration de toute une chaîne de valeur locale et régionale. Nous avons également, aux côtés de l’État, aidé à l'arrivée à Montoir de Bretagne d'Alstom, devenu GE, en soutenant les emplois créés à travers une Prime à l'aménagement du territoire. Vous le savez, dans l'industrie nous avons besoin de locomotives nationales.Ces locomotives sont indispensables pour pénétrer le marché européen et mondial de l'éolienn très concurrentiel, mais aussi pour assurer le rôle de courroie d'entraînement auprès du tissu de PME et ETI industrielles qui constitue l'essentiel de notre tissu économique et que nous avons à coeur d'accompagner dans son développement » écrivent les 4 maires. Ces derniers estiment qu'il est du devoir de l’État d'assurer le développement de nouveaux parcs éoliens français pour atteindre l'objectif de 40 GW fixé, et d'ainsi « conforter les investissements massifs réalisés, dans les Ports notamment, au service des enjeux de transition énergétique. Il est de son devoir également de protéger son industrie en réservant une part substantielle de ces appels d'offre à du « local content », comme savent très bien le faire nos voisins nord-américains » estiment-ils. « A l’heure où, fort de son expertise liée à la construction du premier parc éolien en mer français, Nantes Saint-Nazaire Port souhaite adapter ses infrastructures pour accompagner le déploiement de l’éolien en mer de grande puissance avec le projet Éole, le soutien à la filière est plus que jamais d’actualité. Véritable plateforme d’assemblage pour les éoliennes posées et flottantes de demain, le site Éole sera mis à la disposition des industriels de la filière pour stocker et assembler les éoliennes destinées aux futurs parcs de la façade atlantique. Ce site pourra également servir d’autres filières industrielles du territoire. Prenant part à la large concertation d’ors et déjà engagée, nous soutenons avec la plus grande des convictions ce projet majeur de développement industriel. Conscients de la complexité du sujet nécessaire à apporter en soutien à la filière dans un contexte réglementaire européen, nous en appelons à votre responsabilité de porter ce débat au niveau où il doit l'être, et lui accorder l'importance qu'il mérite. Sans une intervention de votre part, GE fermera ses usines et bureaux d’étude et entraînera dans sa chute de nombreux sous-traitants, laissant à tous l'impression incompréhensible d'une occasion manqué à l'heure d'un discours de l’État volontariste sur la réindustrialisation et la transition énergétique ».

