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Publié par Soizick David, le 22 Avril 2026 à 14:13

Facturation électronique : à Saint-Nazaire, Fiducial prépare ses clients à la révolution du 1er septembre

Obligations, sanctions, plateformes agréées... Benoit Durieux, directeur du cabinet d'expertise comptable Fiducial Saint-Nazaire/Trignac décrypte les enjeux de la facturation électronique qui entre en vigueur le 1er septembre 2026.

Facturation électronique : à Saint-Nazaire, Fiducial prépare ses clients à la révolution du 1er septembre
L'équipe du cabinet d'expertise comptable Fiducial de Saint-Nazaire/Trignac © SaintNazaireNews.fr

Dans les locaux de l'agence Fiducial de Saint-Nazaire/Trignac, Benoît Durieux désigne une grande pièce dédiée à l'archivage papier. « Ces 100 m² dédiés au papier, ce sera bientôt du passé » lâche-t-il avec un sourire. À partir du 1er septembre 2026, une nouvelle ère s'ouvre pour toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA, celle de la facturation électronique obligatoire. Fini le papier, finies les factures Excel ou PDF, fini le scanner. Place à des flux d'information entièrement dématérialisés, transitant via des plateformes directement accessibles par l'administration fiscale. Pour être au rendez-vous, Fiducial Saint-Nazaire/Trignac a créé deux postes de Collaboratrices Relais Digitales, confiés à Lou-Ann Furet et Emeline Foucher. « L'appétence pour le numérique de ces 2 collaboratrices en a fait les interlocutrices privilégiées des clients, comme de l'équipe interne sur ce sujet » souligne Benoît Durieux. Un atout de plus pour préparer les entreprises à la révolution du 1er septembre. Et au plus vite.

Une réforme historique, un calendrier serré

La facturation électronique n'est pas une idée nouvelle, elle est déjà une réalité dans plusieurs pays européens. « Le passage s'est déjà fait en Italie, ou encore en Belgique. Il n'y a pas de raison que cela ne fonctionne pas en France » insiste Benoît Durieux. La France n'est donc pas pionnière, mais elle entre désormais dans le vif du sujet avec un calendrier précis, progressif, et non négociable. Deux dates clés sont à retenir dans cette réforme. Le 1er septembre 2026 d'abord. À cette date, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être inscrites sur une plateforme agréée pour être en capacité de recevoir des factures électroniques. Parallèlement, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) auront l'obligation d'émettre leurs factures au format électronique, également via une plateforme agréée. Le 1er septembre 2027 ensuite. L'obligation d'émission s'étendra alors aux PME, TPE et micro-entreprises. À cette même date, la plupart des assujettis devront également transmettre à l'administration fiscale le détail de leurs ventes aux particuliers (B to C), sous forme de e-reporting. « Tout sera effectif au 1er septembre exactement, il n'y aura pas de phase transitoire » insiste Emeline Foucher. Et l'avertissement vaut pour tout le monde, sans exception. « Cela concerne même les SCI » ajoute-t-elle. Les sociétés civiles immobilières, les locations meublées professionnelles, les associations à objet commercial ayant opté pour la TVA… Toutes sont dans le périmètre de la réforme.

Mais au fait, c'est quoi une facture électronique ?

C'est peut-être la première confusion à dissiper. Une facture électronique n'est pas simplement une facture numérisée. « Une facture électronique, c'est une facture émise, transmise ou reçue sous un format dématérialisé, selon des normes spécifiques définies par l'État, et via une plateforme agréée par l'État » résume Lou-Ann Furet. Ces normes sont précises, et la réforme impose des formats selon des standards européens qui permettent une lecture automatisée des données par les systèmes informatiques de l'administration fiscale et des entreprises. « En 2027, il faudra être dans les clous pour ne pas avoir de rejet » prévient Benoît Durieux. Un avertissement à prendre au sérieux pour les TPE qui continueraient de facturer avec des outils bureautiques basiques. Le circuit de la facture électronique est lui aussi entièrement redéfini. Le fournisseur émet sa facture via sa plateforme agréée. Celle-ci la transmet à la plateforme agréée de réception de son client. Ce dernier en prend connaissance, la valide ou la refuse, et la met en paiement. À chaque étape, les données sont extraites et transmises à l'administration fiscale. « L'administration fiscale aura accès à ces plateformes, pour vérifier, pour contrôler en temps réel » souligne Benoît Durieux. Avec une connaissance détaillée, à quelques rares exceptions près, de toutes les ventes de biens et de services réalisées en France. Autre intérêt de cette réforme, l'État va disposer d'un nouvel outil pour lutter efficacement contre la fraude à la TVA.

Comment choisir sa plateforme agréée ?

Le choix et l'inscription sur une plateforme agréée est donc la première étape à suivre avant le 1er septembre 2026. Depuis janvier 2026, la liste officielle des plateformes agréées immatriculées est disponible sur le site de l'administration fiscale. On y recense aujourd'hui plus d'une centaine de plateformes, proposées par des acteurs très divers. « Les banques se sont elles-aussi immiscées dans le jeu » observe Benoît Durieux, qui invite cependant à la prudence face aux offres trop séduisantes. « Je recommande de choisir la plateforme de son expert-comptable et de ne pas se laisser abuser par la gratuité. Parce qu'il n'y aura pas de gratuité à terme » prédit-il. De ce point de vue, Fiducial dispose d'un atout de taille. Le groupe a investi plusieurs millions d'euros pour développer en interne sa propre solution, Facilia, connectée à sa plateforme agréée PA FIDUCIAL Cloud. Un investissement qui place le cabinet dans une position d'indépendance totale vis-à-vis des éditeurs tiers, et garantit à ses clients une conformité totale avec les exigences réglementaires. « C'est la chance d'un groupe comme Fiducial, qui a investi pour développer ses propres outils au service de ses clients » souligne Benoît Durieux. Le coût, enfin, reste raisonnable. Pour un artisan ou une TPE standard, la facture mensuelle sera d'environ 7 euros par mois chez Fiducial. « Moins onéreux que le prix des timbres autrefois » calcule-t-il en ajoutant, « les entreprises savent très bien que ce n'est pas de notre volonté de leur imposer encore un tarif supplémentaire. Derrière, c'est un investissement, ils en sont conscients ». Personne ne pourra passer entre les mailles du filet, et la réforme est assortie de sanctions financières explicitement annoncées pour dissuader les retardataires. « En cas de manquement, les amendes sont déjà prévues et clairement annoncées, donc personne ne pourra s'y soustraire » confirment Lou-Ann Furet et Emeline Foucher.

Une longueur d'avance chez Fiducial

Chez Fiducial Saint-Nazaire/Trignac, la transition est déjà engagée. « Depuis le mois de novembre, tous les collaborateurs sont dessus. Nous n'avons pas hésité à être un petit peu poussif avec nos clients » reconnaît Benoît Durieux avec franchise. Depuis près d'un an, tout le cabinet est mobilisé. À chaque appel, à chaque email, à chaque suivi de dossier, le cabinet rappelle les échéances, et fait preuve de pédagogie. « Nous avons choisi d'instaurer des rendez-vous individualisés et personnalisés avec chaque client » ajoute-t-il. Résultat à ce jour, plus de 85 % des clients de l'agence sont déjà inscrits sur la plateforme agréée de Fiducial. Un taux auquel Lou-Ann Furet et Emeline Foucher contribuent activement. Le cabinet d'expertise comptable ne s'arrête pas là. Si l'entreprise cliente le souhaite, le cabinet peut, via un mandat, s'immatriculer auprès d'une plateforme agréée pour son compte. Une délégation complète qui simplifie considérablement la démarche pour les dirigeants les moins à l'aise avec les outils numériques. Au final, le message de Benoît Durieux est de ne pas attendre. « Il faut quand même anticiper. Ne pas oublier que tous les cabinets comptables seront fermés au mois d'août » rappelle-t-il. Autrement dit, l'été ne sera pas une période de rattrapage possible. Les entreprises qui n'auront pas agi d'ici là se retrouveront face à l'échéance du 1er septembre sans filet.

Ce que ça va changer pour les entreprises

Au quotidien, la bascule vers la facturation électronique va impliquer de nouveaux réflexes. À partir du 1er septembre 2026, les premières factures électroniques qui arriveront dans les entreprises proviendront des grands fournisseurs nationaux. « Ce seront les grosses entreprises comme EDF, Orange, etc. » illustre Émeline Foucher. Concrètement, chaque entreprise devra fournir à ses fournisseurs son adresse électronique de facturation, référencée dans un annuaire centralisé. Sans cette démarche préalable, les flux ne pourront pas s'établir correctement. L'un des points de vigilance souvent sous-estimés est la constitution d'une base fournisseurs structurée, identifiant chaque émetteur à partir de son numéro SIREN. « Il faudra l'avoir rentré au préalable. Il faudra bien structurer. C'est pour cette raison qu'on leur dit de s'y mettre maintenant, de déjà créer leur base fournisseur. Cela leur évitera au 1er septembre de tout créer » insiste Benoît Durieux. Pour autant, la bascule ne doit pas être vécue comme une rupture traumatisante. Benoît Durieux aime à utiliser une image parlante pour rassurer ses clients. « Avant, on ouvrait une enveloppe pour regarder sa facture. Demain, à la place, on va cliquer à l'écran. L'entreprise va gagner du temps et de l'argent, même si la facturation électronique a un coût. Car le temps passé dans des tâches de secrétariat va considérablement diminuer » prédit-il.

Et pour le métier d'expert-comptable ?

La facturation électronique ne transforme pas seulement la vie des entreprises. Elle redessine aussi, en profondeur, le métier d'expert-comptable. « Le métier se transforme depuis déjà cinq ans » constate Benoit Durieux, en y voyant aussi une opportunité. Car derrière la disparition des tâches ingrates, se dessine un nouveau rôle, plus noble et plus utile. Celui que Lou-Ann Furet et Emeline Foucher incarnent déjà dans leur fonction de Collaboratrices Relais Digitale. « Nous aurons plus de temps pour conseiller le client, et appliquer ce que nous avons appris au cours de notre formation », se réjouit-il. C'est aussi une occasion de revaloriser une profession dont le rôle est souvent mal perçu, voire sous-estimé. La crise du Covid en a été l'illustration la plus frappante. « Durant la pandémie, c'est nous qui montions les aides, les dossiers. Nous avons toujours fait un gros travail pour suivre nos clients » rappelle Benoît Durieux. Une mobilisation totale, dans l'ombre, que ni les médias ni les pouvoirs publics n'ont vraiment mise en lumière à l'époque. « Nous sommes les médecins des entreprises », affirme-t-il encore avec conviction, « sur un rendez-vous client, on parle 20 minutes du bilan, puis on parle de la vie à côté. Nous avons un rôle humain d'assistance, et de psychologue. Ça ne s'arrête pas à des notions de chiffres ». Une relation de confiance, construite dans la durée, que la digitalisation ne fera que renforcer, en libérant du temps pour l'essentiel. Et Benoît Durieux de conclure sur une note résolument optimiste avec ses 2 collaborarices. « Il faut avoir cette envie plutôt que d'avoir peur quand arrive un changement. C'est important, car cette envie, il faut la donner à son tour aux entreprises » insistent-ils tous les trois.

Fiducial Saint-Nazaire/Trignac • Allée Barbara à Trignac • Téléphone : 02 51 10 00 60 • Pour en savoir plus sur les solutions Fiducial : fiducial.fr/facturation-electronique et fiducial.fr/facilia. La liste des plateformes agréées est consultable sur impots.gouv.fr et entreprendre.service-public.gouv.fr.

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