Le moustique tigre s’implante à Saint-Nazaire : quelques conseils pour s’en protéger
Avec le retour des températures estivales, des gestes simples sont à adopter pour limiter la progression de son implantation.
Avec le retour de la chaleur, le moustique tigre continue de s'étendre en France, y compris en Pays de la Loire. Bien qu’il ne soit pas naturellement porteur de maladies comme la dengue, le chikungunya ou le Zika, il peut les transmettre après avoir piqué une personne infectée, notamment de retour de zones à risque. Les autorités sanitaires restent vigilantes et enquêtent systématiquement sur chaque cas importé pour éviter toute propagation locale.
Vigilance partagée contre le moustique tigre
La lutte contre le moustique tigre, devenue un véritable enjeu de santé publique, mobilise activement l’Agence régionale de santé (ARS) et les collectivités locales. Chargée de la prévention des maladies qu’il peut transmettre (dengue, chikungunya ou Zika) l’ARS concentre son action, de mai à novembre, sur deux axes : la surveillance épidémiologique, avec des enquêtes menées dès qu’un cas est signalé, et la surveillance entomologique, grâce aux signalements citoyens et aux relevés de pièges. En cas de risque avéré, des traitements insecticides ciblés peuvent être déclenchés. Les collectivités ont également leur rôle à jouer, notamment dans les actions dites de « démoustication de confort », menées dans les zones sensibles comme les marais. Mais cette vigilance ne peut être pleinement efficace sans la participation de chacun. Les habitants sont ainsi invités à signaler toute présence de moustiques tigres via le portail officiel et à appliquer rigoureusement les mesures de prévention.
Les bons réflexes à adopter
À Saint-Nazaire, comme dans de nombreuses communes de la région, la prolifération du moustique tigre inquiète. Ce nuisible trouve refuge dans les gîtes larvaires, ces petites accumulations d’eau stagnante souvent présentes dans les jardins et cours. Pour limiter sa présence, les autorités sanitaires rappellent l’importance de gestes simples à adopter au quotidien : vider régulièrement les coupelles de pots de fleurs, seaux, arrosoirs ou gamelles pour animaux ; couvrir hermétiquement les récupérateurs d’eau de pluie ou les petites piscines ; et s’assurer du bon écoulement des eaux dans les gouttières ou caniveaux. Des actions accessibles à tous, mais essentielles pour réduire le risque sanitaire lié à ce moustique désormais bien implanté dans la région.
Comment se protéger efficacement ?
Avec la présence croissante du moustique tigre, il devient essentiel d’adopter les bons réflexes pour se protéger des piqûres, en portant par exemple des vêtements amples et couvrants, en particulier lors des sorties. L'ARS formule différentes recommandations : pour les plus jeunes, une moustiquaire de poussette non imprégnée est recommandée, les répulsifs et bracelets étant déconseillés pour les enfants. Il est aussi utile d’appliquer un répulsif adapté sur les zones découvertes de la peau, en veillant à respecter les précautions d’usage, notamment chez les femmes enceintes et les nourrissons. À la maison, l’installation de moustiquaires sur les fenêtres et portes, ou l’usage de ventilateurs, peut empêcher l’intrusion des moustiques. Enfin, les serpentins insecticides doivent être réservés à une utilisation en extérieur uniquement.