Les salariés de Yara demandent une réponse à Roland Lescure en visite à Saint-Nazaire
La lettre ouverte des salariés en grève n'a pas obtenu de réponse du Ministre, qui visite aujourd'hui les Chantiers de l'Atlantique.
Les salariés de l'usine Yara de Montoir-de-Bretagne, en grève depuis l'annonce de l'arrêt de la production pour déployer une plateforme logistique, ont adressé un courrier il y a plus d'une semaine à Roland Lescure, ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’Énergie. Il est resté sans réponse à ce jour.
Licenciement de 139 salariés
« À 3km de la visite ministérielle ce jeudi 28 mars, une usine en grève où les salariés attendent une réponse du Ministre : quel mépris pour les salariés ! » s'emportent dans un communiqué l’Instance Représentative du Personnel de Yara France, et les Syndicats CGT et CFDT Yara France de Montoir-de-Bretagne. Le projet présenté par Yara France se traduit par le licenciement de 139 salariés sur les 171 actuels. « Ce projet de transformation souhaité par la direction, au-delà des 139 suppressions d'emplois directs aura un impact considérable sur le bassin dont les nombreuses entreprises sous-traitantes travaillant pour l'établissement ainsi qu'un accroissement de la perte de souveraineté agricole et donc alimentaire » poursuit le communiqué.
Un projet alternatif proposé
« Un projet alternatif a été élaboré afin de faire de ce site une usine exemplaire au niveau du respect des normes environnementales, sécuritaires et des conditions de travail » propose le CSE avec l'appui du cabinet d'experts SECAFI. Ce projet présente des solutions pour résoudre les problèmes techniques à un coût maîtrisé, pour la « poursuite d'une activité plus rentable, la sauvegarde de tous les emplois menacés et le maintien d'une souveraineté pour nos agriculteurs si chère au gouvernement actuel, qui pourraient bénéficier de produits plus vertueux et mieux adaptés ». Présenté au Ministère de l'Industrie à Bercy le 12 mars, aux élus locaux le 22 mars, il a également fait l'objet d'une lettre ouverte envoyée au Gouvernement le 17 mars. Elle est restée à ce jour sans réponse.