Pornichet : la dune du port d’échouage se prépare pour mieux résister aux tempêtes
La Ville de Pornichet poursuit un vaste chantier de renforcement du trait de côte, essentiel pour protéger le littoral.
Depuis quelques jours, impossible de manquer les allées et venues des agents municipaux sur la dune du port d’échouage. Équipés de brouettes chargées de ganivelles, et outils en main, ils poursuivent un travail entamé il y a un an. Et ce qui pourrait ressemble à un labyrinthe n'est autre qu'un moyen très efficace de se prémunir de nouveaux dégâts, comme ceux causés par la tempête Ciaran en 2023.
Un littoral marqué par la tempête Ciaran
En octobre 2023, la tempête Ciaran avait durement frappé la côte, ravinant des pans entiers de dune et emportant le sable sous l’effet de vagues puissantes. Pour la ville, la priorité a été de restaurer cette barrière naturelle essentielle, située au sud du port d’échouage. Dès 2024, un chantier de grande ampleur était engagé : arrachage d’une plante invasive qui fragilisait l’écosystème, déplacement des jeux et mobiliers installés sur la zone, puis interventions successives pour accompagner le retour d’une dune fonctionnelle. Ce travail se poursuit cet automne, avec l’installation de près d’un kilomètre de ganivelles.
Des barrières pour retenir le sable
Les ganivelles, ces clôtures en lattes de bois reliées par du fil galvanisé, jouent un rôle clé dans la stabilisation d’un milieu dunaire. En ralentissant le vent, elles favorisent l’accumulation naturelle du sable et accompagnent la reconstruction de la dune sans intervention mécanique lourde. Leur implantation permet aussi de canaliser le passage du public pour éviter le piétinement, l’un des premiers facteurs d’érosion. À Pornichet, elles sont installées en nombre pour retenir le sable, protéger les futures plantations et reconstituer un relief plus résistant face aux tempêtes qui frappent chaque hiver la façade atlantique.
Des plantations d’oyats à venir cet hiver
Cet hiver, la Ville prévoit également la plantation d’oyats, des graminées robustes réputées pour fixer le sable grâce à un réseau dense de racines. Ces plantes jouent un rôle essentiel en stabilisant naturellement la dune. Elles piègent les grains transportés par le vent et créent un véritable maillage végétal qui renforce le trait de côte. Le procédé a déjà été utilisé avec succès entre le port et la Rotonde, où il a permis de limiter l’envol du sable vers le bassin du square Hervo et la piste cyclable. À terme, cet ensemble ganivelles + oyats viendra effacer toutes les cicatrices du passé, et préparer le littoral aux épisodes climatiques de plus en plus fréquents.
