Saint-Nazaire : le coup de pouce de la ministre de la Culture à l’Usine Elévatoire
Le maire de Saint-Nazaire a sollicité le soutien de Rima Abdul-Malak pour accélérer la sauvegarde de la cheminée du bâtiment.
La ministre de la Culture Rima Abdul-Malak s'est rendue à Saint-Nazaire le samedi 29 juillet à l'occasion de la 31ème édition du festival “Les Escales”. Avant les premiers concerts, celle-ci a profité de l'après-midi pour visiter en compagnie du maire de la ville David Samzun, les propositions culturelles permanentes ou éphémères à proximité immédiate du festival : le Centre d'art contemporain Le Grand Café, la bibliothèque de plage habillée par l'artiste Eva Taulois, les sculptures monumentales “Le pied, le pull-over et le système digestif”, et juste en face, le site de l'ancienne usine élévatoire.
Un recours qui bloque la rénovation de la cheminée
Annoncé dès 2019 aux Nazairiens, le projet de réhabilatation en brasserie de l'ancienne usine élévatoire est toujours à l'arrêt 4 ans plus tard, empêtré dans des procédures de recours auprès du tribunal administratif. Propriété du Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire, le bâtiment construit en 1907 servait autrefois à pomper l’eau de mer pour la renvoyer ensuite dans le bassin du port. Désaffecté depuis 1989, son état se détériore d'année en année, en particulier sa haute cheminée de brique qui domine l'île du Petit Maroc. Le tribunal n'a toujours pas statué, et la situation est bloquée. De plus, bien que l'usine soit inscrite aux Monuments Historiques depuis 2020, les recours empêchent le lancement d'une quelconque rénovation. « Le fait que ces travaux ne soient pas enclenchés menace la pérénnité de la cheminée » a exposé David Samzun dans un courrier officiel remis à la ministre, puis oralement lors de la visite sur site.
Un mise en état de péril
Attentive à l'exposé du maire, la ministre Rima Abdul Malak a pu le rassurer sur l'issue de sa demande écrite. Grâce à cette lettre officielle, des membres de la Conservation du Patrimoine et architectes des Bâtiments de France vont pouvoir rapidement se rendre sur place, afin de constater l'état de la structure et la menace posée sur la pérennité de l'édifice. Un état de mise en péril du bâtiment permettra ensuite d'assurer la survie de la cheminée, devenue au fil des ans un nid géant pour les pigeons. « Plus vite on interviendra, mieux ce sera pour trouver une fonction et un usage public à ce bâtiment » a inisté auprès de la ministre le maire de Saint-Nazaire.