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Publié par Soizick David, le 08 Octobre 2025 à 15:14

Saint-Nazaire : pour le député Matthias Tavel, « il faut redonner la parole aux citoyens »

Entre crise nationale et enjeux locaux, le député de la 8ème circonscription de Loire-Atlantique souhaite un tournant démocratique et le départ d'Emmanuel Macron.

Saint-Nazaire : pour le député Matthias Tavel, « il faut redonner la parole aux citoyens »
Le député de Loire-Atlantique Matthias Tavel devant sa permanence à Saint-Nazaire © SaintNazaireNews.fr

Ce mercredi 8 octobre au matin, à Saint-Nazaire, le député de la 8ᵉ circonscription de Loire-Atlantique Matthias Tavel a tenu une conférence de presse dense. Face à une situation nationale qu’il qualifie de crise d’ « agonie de la macronerie », l’élu insoumis propose de sortir de l’impasse « par le haut, par la démocratie », tout en détaillant ses priorités pour l’économie locale et les échéances municipales à venir. Entre constats sévères sur le macronisme et plaidoyer pour une gauche rassemblée, Matthias Tavel entend incarner une ligne de clarté et de stabilité, nationale comme locale.

« Je souhaite que le PS revienne à la maison et à la raison »

Pour le député, l’époque actuelle est celle d’un grand chamboulement, et il était loin de se douter que « l’agonie de la macronerie » prendrait une « forme aussi spectaculaire » confie-t-il d’entrée, évoquant tour à tour « les zigzags de Bruno Retailleau », la démission de Sébastien Lecornu et « cet acharnement thérapeutique à vouloir à tout prix le maintenir en place ». Dans son analyse, la crise du pouvoir exécutif n’est pas un simple épisode de turbulence, elle signe la fin d’un cycle politique. « On a des gens en difficulté pour finir le mois, des entreprises qui ont besoin de visibilité, et des investissements à faire » poursuit-il. Ce blocage, pour lui, a une cause unique : Emmanuel Macron. Le président serait devenu le point de fixation de toutes les contradictions du régime, « la racine du problème » selon ses mots. Le député insoumis y voit le symptôme d’une dérive institutionnelle. « Nous sommes dans une monarchie présidentielle où le chef de l’État concentre tous les pouvoirs » affirme-t-il. Matthias Tavel estime que sortir de cette impasse passe par la destitution du Président de la République. La motion déposée par 104 députés ce matin-même a été jugée irrecevable, il s'y attendait (notamment à cause du RN). « Après, nous sommes Républicains. Nous n’avons pas peur des élections. S’il faut une dissolution, nous nous y préparons, mais il faudra qu'Emmanuel Macron tienne compte du résultat » ajoute-t-il. Le député insoumis continue à se référer au programme du nouveau front populaire de 2024, « je souhaite que le PS revienne à la maison et à la raison » indique-t-il. En cas de nouvelles élections, Matthias Tavel regarde les circonscriptions à garder, « mais aussi celles à gagner pour obtenir une majorité à l'assemblée ». Partisan de la VIème république, le député défend toujours un changement de cadre institutionnel. « Macron tire lui-même la fonction présidentielle vers le bas. C’est ce qui pousse des responsables attachés à la Ve République, comme Édouard Philippe, à lui demander de partir » déclare-t-il en concluant, ironique, « notre espoir, c’est que les deux partent ensemble ».

À Saint-Nazaire, l’urgence de la visibilité économique

Revenant sur le terrain local, Matthias Tavel insiste sur la demande de visibilité exprimée par les acteurs économiques du territoire. « Ce qu’on me répète ici, c’est “dites-nous où on va. On a besoin de visibilité” » constate-t-il. Les artisans du bâtiment, affectés par les changements successifs du dispositif MaPrimeRénov’, les entreprises industrielles, et notamment la filière maritime, sont pour lui les premières victimes du blocage politique. « Cela nécessite une stabilité politique qui passe par le changement » affirme-t-il. Le député cite l'exemple concret de l’éolien en mer. Le lancement d’un nouvel appel d’offres est aujourd’hui suspendu à la programmation pluriannuelle de l’énergie, toujours bloquée à l’Assemblée. « Il y a urgence à débloquer cette filière stratégique » plaide-t-il. C’est dans cet esprit qu’il a déposé, en juillet dernier, une proposition de loi cosignée par des députés écologistes, socialistes et communistes, visant à permettre le lancement rapide des appels d’offres pour les projets d’éolien en mer. « Ce texte ne traite pas de toute la programmation énergétique, seulement de cette question urgente. La discussion, aujourd’hui, c’est de savoir si une partie des macronistes et des républicains, soucieux de donner de la visibilité aux industriels, accepteront de la co-signer » s'interroge-t-il. Matthias Tavel espère pouvoir en faire « une loi transpartisane d’urgence », qui serait examinée dès la première semaine de décembre.

Les municipales à Saint-Nazaire

Sur le terrain politique local, une autre échéance se profile déjà, celle des élections municipales. Leur possible télescopage avec une dissolution législative ne semble pas l’inquiéter. « Cela s’est déjà produit, et l’organisation n’est pas un problème. Le vrai risque, c’est que l’une des campagnes efface l’autre et que l’abstention grimpe » estime-t-il. Matthias Tavel clarifie d’emblée ses intentions, affirmant qu'il ne sera pas tête de liste aux Municipales, même s'il ne ferme pas la porte à un soutien symbolique sur la liste “Ensemble soyons Saint-Nazaire”. En cas de dissolution, il sera candidat à sa réélection aux législatives. Interrogé sur le maire actuel, David Samzun, l’élu insoumis juge sa candidature, pas encore officielle, « un secret de Polichinelle », tout en s’étonnant de son silence sur la politique nationale. « Je comprends qu’il soit embarrassé, mais un peu de clarté ne nuirait pas ». L'insoumis rappelle que le maire avait, au printemps dernier, exprimé un soutien au budget de François Bayrou. Pour lui, l’enjeu local dépasse les personnes. « Ce qu’il faut, c’est qu’il n’y ait pas de maires RN dans l’agglomération » martèle-t-il. Dans l’hypothèse d’un second tour opposant le RN au maire sortant, Tavel se dit favorable à une fusion des listes de gauche « derrière le candidat en tête ». Et de préciser, « le sectarisme et la division n’ont jamais été de mon côté ». Dans un paysage politique fracturé, où les alliances se font et se défont, le député de Saint-Nazaire veut croire qu’une voie de clarté existe encore. « Le pays a besoin de repères et de perspectives. Pour cela, il faut rendre la parole aux citoyens ».

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