Saint-Nazaire : une opération à la Bouletterie et près de la gare débouche sur plusieurs interpellations
Lundi soir, deux secteurs sensibles de Saint-Nazaire ont été ciblés sur réquisition du parquet, avec à la clé plusieurs gardes à vue et la saisie de stupéfiants et d'argent liquide.
Le lundi 1er juin, de 19h à 21h30, une opération ciblée coordonnée a été menée simultanément dans les quartiers Bouletterie et Cardurand à Saint-Nazaire, sur réquisition du parquet de Saint-Nazaire. Trente policiers étaient mobilisés, dont le renfort d'une section de la CRS 82 et d'un chien renifleur spécialisé dans la détection de stupéfiants. Au total, 17 personnes ont été contrôlées et 7 individus interpellés au cours de cette opération.
À La Bouletterie
Allée Barbara, un homme de 26 ans domicilié à Vertou a tenté de prendre la fuite à la vue des policiers, abandonnant un sac à dos sur place. Interpellé, il a été trouvé porteur de 2 980 euros en liquide. Le sac contenait également de multiples produits stupéfiants (cocaïne, résine et herbe de cannabis) destinés à la revente au détail. Placé en garde à vue pour trafic de stupéfiants, sa garde à vue a été prolongée en vue d'un défèrement au tribunal judiciaire de Saint-Nazaire. La somme d'argent a été confisquée. Toujours dans le même secteur, une découverte sèche de 34 doses de cocaïne et 430 euros en petites coupures a été effectuée, le tout saisi. Un second individu, un homme de 26 ans domicilié à Saint-Nazaire, a de son côté été interpellé pour port d'arme de catégorie D (un couteau) et détention d'une petite quantité de stupéfiants. Laissé libre, il fera l'objet d'une procédure ultérieure.
Secteur de la gare
Place Pierre Sémard, aux abords de la gare, trois individus qui venaient d'être contrôlés rue Henri Sellier ont insulté les CRS avant de s'opposer violemment à leur interpellation. Au cours de la rébellion, l'un des fonctionnaires a été blessé à la cheville, avec cinq jours d'ITT. Les trois mis en cause, âgés de 16 et 17 ans et domiciliés pour deux d'entre eux à Saint-Nazaire et le troisième à Trignac, ont été placés en garde à vue pour outrage et rébellion sur personne dépositaire de l'autorité publique (l'un d'eux également pour port d'arme prohibée). Tous mineurs, ils sont ressortis libres le 2 juin avec une convocation devant le juge des enfants.