À Pornichet, le groupe scolaire du Pouligou passe à la géothermie pour un avenir plus vert
Un chantier d’envergure a démarré cet été pour réduire drastiquement la consommation énergétique du site le plus gourmand de la ville.
Au cœur de l’été, le groupe scolaire du Pouligou, à Pornichet, se transforme en véritable laboratoire de transition énergétique. Et dès cet automne, un nouveau système de chauffage sera fin prêt pour affronter l'hiver.
Le Pouligou, poids lourd de la consommation énergétique municipale
Avec 600 mégawattheures consommés par an, le site du Pouligou (qui regroupe une école et la cuisine centrale) pèse à lui seul 15 % de la facture énergétique de la commune. Pas loin derrière, le deuxième équipement le plus énergivore est le complexe sportif de Prieux. Pour répondre à la fois à l’urgence climatique, au besoin de faire baisser la facture, et à ses obligations réglementaires (décret sur les bâtiments publics de plus de 1 000 m²), la Ville de Pornichet a lancé un chantier majeur. L’été a été choisi pour minimiser les nuisances, pendant que le centre de loisirs s’est délocalisé à l’école Gambetta et que la restauration scolaire est temporairement confiée à un prestataire extérieur.
Géothermie, géocooling et photovoltaïque : un triptyque énergétique innovant
Le sous-sol s’est révélé particulièrement propice à la géothermie. Quinze sondes, implantées à 200 mètres de profondeur, alimenteront deux pompes à chaleur qui assureront 85 % des besoins en chauffage, réduisant d’autant la dépendance au gaz. Une petite chaufferie d’appoint complétera le dispositif. Pour rafraîchir les locaux en été, un système de géocooling sera mis en place. Enfin, deux ombrières photovoltaïques de 680 m² prendront place près de la cuisine centrale : elles produiront l’équivalent de la consommation annuelle de 55 familles de quatre personnes et couvriront 65 % des besoins en électricité du site. Une solution photovoltaïque en toiture de l'école a été écartée, les bâtiments n’étant pas dimensionnés pour supporter le poids de l’installation.
Un investissement d’avenir aux effets concrets
Avec un coût global de 2 millions d’euros, dont 47 % financés par l’État (DSIL, Fonds verts, ADEME...), l’opération s’inscrit dans un marché global de performance. Ce type de marché impose un objectif de résultats aux entreprises ayant répondu à l'appel à projet, accompagné également d'un contrat de maintenance de 5 ans. L’amortissement pour la commune est prévu sur 13 à 14 ans. Les effets attendus sont considérables : une baisse de près de 50 % de la consommation énergétique du site, soit 60 tonnes de CO₂ économisées par an, l’équivalent de 60 allers-retours Paris-New York.