Atlantia inaugure l’Échappée Mer : les pieds dans le sable, la tête dans les affaires
Au premier étage de la galerie du Passage du Royal, La Baule Événements ouvre un espace de 490 m² avec vue sur l'Océan, nouvelle antenne du Palais des Congrès et des Festivals destinée au tourisme d'affaires.
Le tourisme d'affaires, est une économie redoutablement efficace. Franck Louvrier n'a pas manqué de le rappeler lors de l'inauguration de L'Échappée Mer, espace complémentaire à Atlantia pour accueillir séminaires, meetings, conventions ou autres événements professionnels. « Les dépenses d'un congressiste sont en moyenne quatre fois supérieures aux dépenses d'un touriste de loisirs. Pour un congressiste international, c'est 5,7 fois supérieur », rappelle-t-il avec sa double caquette de maire de La Baule et président de France Congrès Événements. En 2025, les retombées directes et indirectes générées par l'activité événementielle du Palais des Congrès Atlantia ont atteint 21,5 millions d'euros. Et parmi ces congressistes, on estime que 72% seront prêts à revenir dans la ville pour des vacances. Autrement dit, séduire un chef d'entreprise aujourd'hui, c'est souvent gagner une famille de touristes demain. Mais la concurrence est âpre. Saint-Malo, les Sables-d'Olonne, Arcachon… Beaucoup de destinations balnéaires françaises disposent désormais d'une infrastructure événementielle en front de mer. Atlantia, performant et reconnu, était jusqu'ici à quelques pas du littoral sans en avoir la vue directe. C'est ce chaînon manquant que vient combler l'Échappée Mer, inaugurée ce mardi 19 mai. Un espace de 490 m² modulables au premier étage de la galerie du Royal, doté d'une technologie événementielle de pointe, et pour toute terrasse, la plage de La Baule.
Une affaire de territoire
La dynamique est déjà là, alors ce nouveau lieu, c'est un peu la cerise sur le gâteau. Pour preuve, cette semaine même, pendant que l'Échappée Mer en était à ses dernièrs préparatifs, Atlantia accueillait le lancement d'une grande convention automobile réunissant près de 400 collaborateurs, avec privatisation des hôtels sur toute la semaine. En compétition avec Nice et Monaco, La Baule l'a emporté. « Pourquoi avoir choisi La Baule ? Pour l'unité de lieu, le tout à pied, la taille humaine de ses infrastructures », explique Corinne Denuet, directrice générale d'Atlantia. Le projet Échappée Mer est quant à lui né entre les deux tours des élections municipales de 2020, en pleine période Covid, quand la question de l'avenir de l'événementiel se posait avec acuité. Cinq ans de négociations avec le groupe Barrière, propriétaire des lieux, de mises aux normes et de travaux plus tard, l'espace ouvre enfin. Pour 1,7 million d'euros d'investissement, soutenu par une aide de 50 000 euros d'Atout France. Et ses retombées ne se limiteront pas aux seuls hôtels baulois. Elles profiteront à l'ensemble de la presqu'île, de Guérande au Croisic. « Une commune qui investit dans le tourisme d'affaires, investit pour toutes les autres de la Presqu'ile », affirme Nicolas Criaud, maire de Guérande et président de l'agglomération de Cap Atlantique, actionnaire de la SPL Atlantia.
Ce que les entreprises recherchent
Le tourisme d'affaires a profondément changé de visage depuis la reprise post-Covid. Les entreprises continuent d'investir dans les événements professionnels, 90 % d'entre eux se tiennent encore en présence physique, mais avec des attentes différentes. Le retour sur investissement, l'expérience vécue, l'impact environnemental… Autant de critères qui pèsent désormais lourd dans le choix de destination d'un organisateur. Le responsable RSE a pris une place centrale dans les arbitrages, et l'empreinte carbone d'un déplacement compte autant que le prix de la salle. « Nous, on a plusieurs avantages : le TGV, des labels aussi, obtenus au niveau de l'Office de Tourisme Intercommunal. Et ça compte beaucoup dans la décision événementielle », souligne Franck Louvrier. Le chef d'entreprise d'aujourd'hui cherche à fédérer ses équipes, à développer leur sentiment d'appartenance, à leur offrir une expérience mémorable qui dépasse la simple réunion de travail. Il a besoin d'innovation, de cadre inspirant, d'un lieu qui parle autant à ses collaborateurs qu'à ses clients, et il a besoin de communiquer, en interne comme en externe. « Un objectif majeur dans l'événementiel est de prolonger la visibilité de l'événement », précise Corinne Denuet.
Une technologie au service du contenu
L'Échappée mer s'est donc dotée d'une infrastructure technique de premier plan. Système audio L-Acoustics pour une diffusion sonore homogène et immersive, murs LED haute définition au pitch 1,5 mm pour des configurations d'affichage multiples, dispositif de caméras 4K conçu pour le live, le replay et les contenus digitaux, éclairage d'ambiance LED personnalisable aux couleurs de l'organisateur, visioconférence intégrée pour le streaming en direct… Tout est pensé pour que le contenu de l'événement soit capté, valorisé, puis redistribué bien au-delà des murs de la salle. L'espace est par ailleurs entièrement autonome, sans enjeu de personnel supplémentaire pour la sécurité ou la régie, ce qui le rend accessible à des formats et des budgets plus souples que ceux qu'implique la mobilisation de l'ensemble du Palais des Congrès. La coordination est assurée par une équipe de vingt experts de La Baule Événements, avec un interlocuteur dédié et un devis en vingt-quatre heures. Les organisateurs repartent avec leur clé USB comprenant enregistrement des échanges, montage vidéo, capsules dédiées pour la communication interne et externe. Et c'est là que l'intérêt dépasse le simple événement. « On peut filmer le speaker sur scène avec une vue mer derrière. Ça veut dire aussi qu'on fera rayonner l'imagerie de notre savoir-vivre et de la qualité de vie que l'on propose », explique Corinne Denuet. Chaque contenu produit dans l'Échappée Mer devient un ambassadeur de La Baule. Et c'est la meilleure des publicités.
Les vacances après le travail
Côté décor, l'Échappée Mer, vient là encore raconter la destination. L'aménagement et l'imagerie jouent sur les codes visuels de la presqu'île (la mer, la Brière, les pins, l'architecture des grandes villas bauloises), dans des teintes sable et bleu nuit qui installent immédiatement une atmosphère élégante et apaisante. « La commercialisation s'est faite sur une imagerie virtuelle, et les premiers retours sont très positifs », sourit Corinne Denuet satisfaite d'avoir déjà enregistré plusieurs réservations. L'espace est multiformat, de 20 à 250 participants selon les configurations (cocktail, théâtre à 144 places, école, CODIR en U), avec deux salles de sous-commission pour les ateliers et les groupes de travail. Et pour ceux qui ont besoin de souffler entre deux sessions, la terrasse est à portée de main, ou plutôt, la plage. À 500 pas du Palais des Congrès Atlantia, l'Échappée Mer est aussi à proximité des hôtels, restaurants, ou activités incentives. Alors, après être venu pour travailler, on repart avec l'irrésistible sentiment qu'il faudra revenir, mais cette fois avec du temps devant soi et les espadrilles aux pieds.