Crise sanitaire : les auto-entrepreneurs tirent le signal d’alarme

La 5ème enquête de conjoncture menée par la fédération des auto-entrepreneurs alerte sur les grandes difficultés économiques subies par les indépendants.

Crise sanitaire : les auto-entrepreneurs tirent le signal d’alarme © Adobe Stock

La crise sanitaire de la COVID-19 qui s’est rapidement élargie en une crise économique menace des milliers d’indépendants désormais au bord de la faillite.

L’activité demeure faible

La Fédération des auto-entrepreneur s’alarme quant au redémarrage économique qui tarde, mettant en grande difficulté les 800 000 auto-entrepreneurs privés du fonds de solidarité depuis le 1er juillet.« Si les pouvoirs publics ne réagissent pas, les défaillances d’entreprises seront très importantes sur la fin 2020 et début 2021. Certes, les aides offertes au printemps ont permis de maintenir à flot de nombreuses structures, mais le redémarrage ne s’est pas fait dans les conditions espérées : 69 % des micro-entrepreneurs ont repris avec un niveau d’activité faible ne leur permettant ni de survivre à court terme, ni même de faire face aux cotisations appelées dans les mois qui viennent » s’alarme Grégoire Leclercq, président de la FNAE. L’enquête montre que 9 % des auto-entrepreneurs bénéficient actuellement du fonds de solidarité, alors que 67 % sont en dessous de la barre des 50 % de chiffre d’affaire habituel et que 69 % estiment en avoir besoin. Grégoire Leclercq s’inquiète de la colère qui monte chez les auto-entrepreneurs : ” Nous avons le cas de Danielle, 60 ans, artisan depuis 20 ans qui se retrouve au RSA, ou celui d’Axelle, praticienne en hypnose, dont le chiffre d’affaires a fondu de 80%. Ou encore Fanny, directrice de projet dans l’événementiel, qui vit une situation évocatrice : le secteur est théoriquement aidé mais elle n’est pas éligible au fonds de solidarité ! »

250 000 micro-entreprises menacées de disparition

La fédération des auto-entrepreneurs estime que 250.000 micro-entreprises pourraient disparaître en l’absence de réouverture du fonds de solidarité à toutes les activités. Un grand nombre d’entre elles ont été exclues depuis juillet 2020 en raison d’une classification par code NAF ne tenant pas compte de l’impact en lien avec les secteurs les plus touchés. L’enquête de la FNAE menée auprès de 4098 personnes montre l’inquiétude et la colère qui monte chez les indépendants de tous les secteurs avec 72% des auto-entrepreneurs qui ne voient pas leur chiffre d’affaires décoller pour la fin de l’année 2020. « Si certains secteurs sont un peu moins pénalisés (santé, services à la personne, traduction), d’autres sont durement impactés : conseil, prestations informatiques, marketing, commerce, transport. Et ce, d’autant plus que la reconnaissance du lien avec les secteurs les plus touchés (restauration, tourisme) est totalement ignorée alors que l’effet de ruissellement existe bel et bien. »

Publié le 09 Octobre 2020 à 12:23.

À lire aussi
aux alentours dernières vidéos

Site web réalisé par

PresquileWeb : Agence web & création de site internet à Saint-Nazaire