Parc naturel régional de Brière : une épidémie meurtrière frappe les oiseaux du marais
Plus de 700 oiseaux d’eau, dont plusieurs espèces protégées, ont succombé à une épidémie soupçonnée de botulisme dans le marais de Brière.
Le marais de Brière, en Loire-Atlantique, est confronté à une crise sanitaire majeure affectant massivement les oiseaux d’eau. Depuis plusieurs semaines, une surmortalité inquiétante mobilise les acteurs locaux, notamment les chasseurs et les autorités environnementales. Une bactérie responsable du botulisme est suspectée d’être à l’origine de cette épidémie aux conséquences alarmantes.
Une hécatombe aviaire sans précédent
Depuis le début de l’épidémie, plus de 700 oiseaux morts ont été collectés, principalement des anatidés (dont les Canards colverts représentent la majorité) et des rallidés, comme les Foulques macroules. Des espèces protégées, telles que la Spatule blanche, l’Aigrette garzette ou l’Échasse blanche, figurent également parmi les victimes. Le botulisme, maladie neurologique provoquant paralysie et noyade, est la principale piste envisagée. La situation est similaire au lac de Grand-Lieu, où près de 2 000 cadavres d’oiseaux sauvages ont été dénombrés.
Des conditions environnementales aggravantes
Les premières analyses pointent une conjonction de facteurs favorables au développement du botulisme : fortes chaleurs estivales, baisse du niveau des eaux et eutrophisation des milieux aquatiques. Ces éléments réduisent l’oxygène dissous dans l’eau et favorisent la prolifération des bactéries du genre Clostridium. Des examens sont en cours, en lien avec la Fédération des chasseurs de Loire-Atlantique, pour confirmer cette hypothèse.
Mobilisation coordonnée des acteurs locaux
Face à l’urgence, une opération de collecte a été organisée le 17 juillet, impliquant chasseurs, Parc naturel régional de Brière et autres gestionnaires du marais. Des points de collecte équipés de congélateurs ont été mis en place, tandis que les oiseaux encore vivants ont été transférés pour des soins vétérinaires, notamment à l’école vétérinaire de Nantes. D’autres opérations et une réunion de coordination sont prévues ce mardi, afin de mettre en place une réponse sanitaire rapide et concertée.