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Publié par Soizick David, le 25 Avril 2026 à 19:45

Saint-Nazaire Tennis de Table : le club de “ping” qui rassemble tout le monde

La fièvre Lebrun a embrasé la France, mais à Saint-Nazaire, le feu couvait déjà au SNTT, qui est devenu en quelques années l'un des clubs les plus vivants de la ville.

Saint-Nazaire Tennis de Table : le club de “ping” qui rassemble tout le monde
De g. à d. Maëlle, Baptiste, Eric Garnier, et Odile Legout, licenciés au SNTT, Mélissa et Igor (Le Papillon), et Hervé Goulay, président du SNTT © SaintNazaireNews.fr

Malo a 6 ans, René en a 87. Entre les eux, 212 autres licenciés partagent la même passion au Saint-Nazaire Tennis de Table (SNTT). En deux ans seulement, le club a vu ses effectifs bondir de 130 à 214 adhérents, portés par un enthousiasme national depuis les exploits des frères Lebrun aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Sur les murs du club house à la Soucoupe, les affiches du film Marty Suprême, et de Félix et Alexis, sont omniprésentes. C'est ici qu'Odile Legout, 73 ans et championne de France vétéran en 2024 et 2025, joue chaque semaine avec la même ferveur qu'une gamine de dix ans, à côté des jeunes qui rêvent de podium. Hervé Goulay, président du club, observe avec un sourire de satisfaction une salle comble, chaque soir de la semaine, et des demandes d'adhésion qui ne cessent de croître. Cette dynamique s'est aussi accompagnée de nouveaux partenariats avec l'envie de construire une communauté autour d'une table et d'une balle de 40 millimètres. Rencontre avec un club qui n'a pas attendu les médailles olympiques pour croire au ping-pong.

Quand les JO changent tout

Ils avaient 6 et 8 ans quand ils ont tenu leur première raquette. Aujourd'hui, Félix et Alexis Lebrun sont les figures de proue du renouveau du tennis de table français, et leur éclatante démonstration sur la scène olympique parisienne a provoqué un électrochoc dans les salles de tout le pays. « On compte 250 000 licenciés en France. C'est la Fédération qui connaît la plus belle croissance chaque année » observe Hervé Goulay. « Parmi les jeunes qui arrivent au club, certains tiennent déjà leur raquette comme Félix », note-t-il encore avec amusement. Le lien entre le club et les 2 prodiges n'est d'ailleurs pas que symbolique. Les deux frères ont foulé le parquet de la Soucoupe en 2017, à l'occasion des championnats de France benjamins et cadets. Toujours est-il que 2 ans après les JO, l'emballement ne semble montrer aucun signe d’essoufflement. La fièvre Lebrun n'explique pas tout, mais elle a considérablement accéléré une tendance de fond. Car le tennis de table a profondément changé de visage. Les règles ont évolué pour rendre le jeu plus intense, plus spectaculaire, plus télégénique. Les retransmissions sont d'ailleurs désormais courantes à la télévision. Et même au cinéma, la sortie du film Marty Suprême a encore amplifié cet intérêt du grand public. Les puristes du club, eux, regrettent discrètement que le film n'explique pas suffisamment les subtilités techniques du matériel. Mais qu'à cela ne tienne. Ils reconnaissent que, globalement, l'effet est positif. La planète ping-pong est en ébullition. Aux États-Unis, des soirées Bounce organisent même des tournois en discothèque. Et pour la première fois, l'équipe de Bounce New-York a débarqué à Paris en février dernier pour organiser au club Haussmann la plus grande soirée ping-pong et DJ set jamais vue dans la capitale.

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Une partie "d'ultimate ping pong", variante ludique du tennis de table © SaintNazaireNews.fr

L'esprit du club

Loin des projecteurs, c'est à l'arrière de la Soucoupe qu'il il faut pousser une lourde porte rouge pour entrer dans l'univers du SNTT. 2 salles, quatorze tables, un club house chaleureux, un éclairage zénithal qui fait briller les surfaces de jeu… La salle est ouverte tous les soirs de la semaine, un luxe que peu de clubs en France peuvent s'offrir. Cet accès quotidien est un atout décisif. Et tous les licenciés en profitent. Car le ping-pong est un sport qui se nourrit de technique et d'entraînements obstinés. « C'est le sport qui nécessite le plus de répétition », insiste Éric Garnier, membre fidèle du club, en citant l'exemple des frères Lebrun qui consacrent chaque jour une heure minimum au seul travail du service. À haut niveau, trois jours sans jouer suffisent à perdre en précision. Le club compte un tiers de jeunes de moins de 18 ans, un tiers d'adultes en section compétition, un tiers d'adultes en section loisir. Une pyramide équilibrée qui reflète la transformation du rapport au sport. « Il y a trente ans, les gens venaient pour la compétition. Le côté loisir, c'était pour les plus âgés », note Hervé Goulay. Aujourd'hui, la pratique s'est diversifiée. On sort aussi sa raquette pour le plaisir, pour le côté convivial et ludique. Intergénérationnel, mixte, ouvert à tous les niveaux, le tennis de table est peut-être le sport le plus naturellement inclusif qui soit. En compétition, on joue seul face à l'adversaire, mais on représente une équipe de quatre à six joueurs, hommes et femmes mélangés, de tous âges. C'est cet aspect individuel et collectif à la fois, qui crée le lien. Baptiste Goulay, fait partie de la génération des ados pratiquants. Il a suivi les pas de son père dans la pratique du ping-pong, attiré par le sport lui-même; mais aussi par l'ambiance du club house, où se retrouvent les licenciés de tous horizons après les matchs.

Odile Legout, la championne qui n'a jamais vraiment raccroché

Odile Legout est la championne du club. À 73 ans, elle enchaine les médailles, et aime toujours se mesurer à plus fort qu'elle « C'est ce que recherche tout joueur de tennis de table » affirme-t-elle. La vie avait pourtant mis entre parenthèses sa passion du sport. « J'ai commencé à Nantes, vers l'âge de 10 ans », raconte-t-elle. Rapidement, elle monte jusqu'au niveau national, enchaîne les déplacements, s'impose dans les compétitions. Puis vient la vie, son mariage à 30 ans, et l'arrêt. Pendant des années, la raquette reste au placard. Ce n'est qu'à la retraite qu'Odile Legout refait son entrée dans une salle de ping-pong. À Saint-Nazaire, cette fois. « Je n'aimais pas courir et je n'aimais pas la gym. Alors j'ai choisi ce que je savais faire, et j'ai repris le tennis de table il y a 11 ans » dit-elle. Le sport qu'elle retrouve n'est pourtant plus tout à fait celui qu'elle avait quitté. Les sets se jouent désormais en 11 points et non plus en 21. La balle est plus grosse. Les classements ont été refondus. « Les règles ont été modifiées pour que le sport soit plus visuel. C'est une bonne idée, car c'est plus vivant, plus facile à regarder », admet-elle. Même le nom a évolué. On parle désormais de “ping”, en désacralisant au passage le terme de “tennis de table”. Odile s'entraine, puis remonte progressivement dans les classements, retrouve le niveau national chez les femmes, puis intègre le championnat masculin. Une possibilité offerte aux joueuses de haut niveau, faute d'un nombre suffisant de concurrentes féminines à ce niveau pour garantir une compétition de qualité. Championne de France vétéran en 2024, titrée à nouveau en 2025, demi-finaliste en 2026. Le palmarès d'Odile Legout force le respect, et inspire dans la salle autant les plus jeunes que les autres licenciés vétérans.

Saint-Nazaire Tennis de Table : le club de “ping” qui rassemble tout le monde
Odile Legout et Hervé Goulay © SaintNazaireNews.fr

Un club vivant qui vise la montée

Le Saint-Nazaire Tennis de Table n'est pas seulement un club convivial, c'est aussi une structure sportive ambitieuse. Il y a quatre ans, le club évoluait en Nationale. Après une période de reconstruction, il se retrouve aujourd'hui en Régionale 2 et vise clairement la Régionale 1. « Avec cet engouement des licenciés, on essaie d'être dans une nouvelle dynamique, de construire quelque chose de stable » indique Hervé Goulay. Deux rencontres importantes restent à disputer cette saison, le 10 et le 31 mai. Des échéances sur lesquelles tout le club se mobilise. Le club compte 3 entraîneurs diplômés (deux salariés et un bénévole) mais aussi des encadrants bénévoles diplômés et des jeunes qui contribuent activement à l'organisation. Et un club vivant, c'est aussi un club qui sait s'ouvrir en allant chercher de nouveaux partenaires. Le premier à avoir répondu à l'appel, c'est Le Papillon, le restaurant de plage de Villès-Martin. Le club et le restaurant se sont bien trouvés pour faire rayonner le tissu sportif local, “le ping”, et Saint-Nazaire. Le Papillon est aujourd'hui le deuxième soutien financier après la ville, « qui met à disposition la salle tous les soirs de la semaine, et sans qui rien ne serait possible » insiste Hervé Goulay. Petit à petit, après le club house, Le Papillon est devenu un second lieu de vie pour les licenciés. Ce samedi 25 avril, le club basculait en mode “ping fun” et organisait une grande journée festive. Dark ping, réalité virtuelle, tables géantes, raquettes improbables… Durant cet événement organisé en interne, tout le monde s'est retrouvé et a joué pour le plaisir. Car que l'on soit en loisir ou en compétition, finalement, c'est toujours ce qui importe le plus.

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Une partie de Dark Ping ce samedi 25 avril au Saint-Nazaire Tennis de Table © SaintNazaireNews.fr

Saint-Nazaire Tennis de Table • La Soucoupe (entrée porte rouge à l'arrière) • 1 avenue Léo Lagrange à Saint-Nazaire • Téléphone : 06 28 23 98 41 • Plus d'informations sur saintnazairett.sportsregions.fr.

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