Pornichet : pose de la première pierre de la maison médicale
Le pôle de santé de 2000 m2 du site Jacques Prévert devrait ouvrir en 2027.
À Pornichet, certains habitants n'ont toujours pas de médecin traitant. C'est le constat qui a motivé, dès 2018, le lancement d'un projet de maison médicale porté conjointement par la Ville et les professionnels de santé. Ce vendredi, la pose de la première pierre a marqué une nouvelle étape. Les premiers murs sont déjà debout, avenue des Ecoles, sur le site Jacques Prévert. Pour le maire Jean-Claude Pelleteur, l'ambition de ce futur équipement de 2 000 m² est triple, « Maintenir nos professionnels sur le territoire, attirer de nouveaux médecins et créer une vraie communauté médicale » rappelle-t-il dans un discours.
Près des deux tiers des locaux déjà réservés
Le futur bâtiment, conduit par le cabinet Lexham, développera 2 000 m² de surface. Et le remplissage est déjà bien avancé. Près des deux tiers des locaux sont réservés. Les professionnels qui ont confirmé leur présence couvrent un large éventail de spécialités : médecins généralistes, médecins spécialistes, infirmières, psychologue, orthophoniste, podologue, ostéopathe et dentiste. On y retrouvera des praticiens déjà installés à Pornichet, mais aussi de nouveaux professionnels qui ont fait le choix de venir exercer sur la commune. L'ouverture est prévue courant 2027.
Deux studios municipaux
Le choix de l'emplacement est stratégique. Le site Jacques Prévert est central, desservi par la ligne de bus régulière L13 et doté de parkings généreux. A l'intérieur du bâtiment, la Ville sera propriétaire de deux studios. Avec la vocation d'accueillir des stagiaires en médecine ou proposer un logement temporaire à un professionnel de santé souhaitant s'installer à Pornichet. "C'est un choix fort", souligne Jean-Claude Pelleteur. En devenant copropriétaire, la commune s'assure également que le bâtiment restera durablement affecté à un usage de santé.
Un projet de santé collectif
La maison médicale vise à faire travailler ensemble des praticiens qui, aujourd'hui, exercent chacun de leur côté. L'enjeu est de créer des synergies au quotidien via le partage de patients, la coordination des soins, la mutualisation des moyens. Le projet s'appuie sur la CPTS du Pays Blanc, dont la représentante Anne-Solène Amblard, orthophoniste, confirme que les professionnels ont été associés dès le départ. Sur le plan démographique, la Ville prévoit de lancer cet été un plan d'action pour renforcer l'attractivité du site et pourvoir les places encore disponibles, en lien avec l'ARS.