Réserve naturelle des marais de Brière : la fermeture décidée après des dégradations répétées
Deux dégradations en quinze jours, une facture devenue trop lourde à assumer et une fermeture annoncée... Le Parc naturel régional de Brière jette l’éponge face aux dégâts répétés.
La réserve naturelle régionale des Marais de Brière créée en 2012 s’étend sur 836 hectares répartis entre trois sites, à Saint-Joachim et Saint-Malo-de-Guersac : les Grands Charreaux, le Charreau de Pendille et Pierre Constant. Ce dernier, situé près du port de Rozé, est notamment aménagé pour permettre au public de découvrir les oiseaux et les milieux naturels sans les déranger. Mais ce lieu de découverte est aujourd’hui confronté à une série de dégradations qui a entraîné une décision radicale du Parc naturel régional de Brière.
« Une plainte déposée »
Dans un message publié sur son site ce lundi 26 octobre, le Parc naturel régional de Brière ne décolère pas. « Nous déplorons de nouvelles dégradations du portail de Réserve naturelle régionale des marais de Brière, survenues à deux reprises en l’espace de seulement quinze jours », écrit-il en ne ne mâchant pas ses mots. « Ces actes sont inacceptables », tempête le Parc. Non seulement pour les factures élevées qu'ils entraînent, mais aussi pour les autres besoins qui pendant ce temps ne peuvent être remplis, pénalisant les visiteurs. « Face à la répétition de ces faits et au regard du coût élevé des réparations, nous ne sommes malheureusement plus en mesure, pour des raisons budgétaires, d’assurer la remise en état de cet équipement. Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie afin que ces faits puissent faire l’objet des suites nécessaires », avertit le Parc.
Fermeture annoncée à compter du 27 octobre
La décision est désormais actée, l’équipement a fermé ses portes le mardi 27 octobre au soir. Le Parc regrette amèrement cette fermeture, conséquence directe des dégradations. « Rappelons que cet équipement joue un rôle essentiel dans la sensibilisation à l’environnement en offrant la possibilité à chacun d’observer la nature, d’en comprendre son fonctionnement et d’en mesurer sa fragilité. Sa fermeture prive ainsi petits et grands d’un lieu privilégié pour aiguiser sa curiosité et mieux comprendre les milieux naturels qui nous entourent », regrettet-il en ajoutant « nous appelons chacun à faire preuve de civisme afin que de telles situations ne se reproduisent plus. Nous regrettons sincèrement d’en arriver à cette décision et vous remercions de votre compréhension ».