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Publié par Soizick David, le 10 Février 2022 à 12:10.

Saint-Marc-sur-Mer : une pétition contre deux nouveaux projets immobiliers

Plus de 1000 signatures ont été recueillies pour s'opposer aux futurs immeubles qui seront construits avenue du Commandant Cousteau et route de la Courance.

Saint-Marc-sur-Mer : une pétition contre deux nouveaux projets immobiliers © SaintNazaireNews.fr

Un collectif de riverains “Préservation Quartiers Courance Cousteau” s’est créé à Saint-Marc-sur-Mer, et souhaite peser dans les choix des futurs projets immobiliers du quartier. Une pétition en ligne a été lancée sur le site change.org, pour dénoncer la construction de 3 immeubles (52 logements) avec garage en sous-sol au 66, route de La Courance, un projet de 2 immeubles avec garages en sous-sol (26 logements) au 60 avenue du Commandant Cousteau, et de façon générale, « une bétonisation sans limites » redoutée par les riverains.

Des permis de construire en cours d’instruction par les services de la mairie

Les permis de construire n’ont pas encore été délivrés, mais suscitent déjà l’inquiétude chez les habitants qui ont souhaité prendre les devants, dans ce quartier des arrières de Saint-Marc-sur-Mer, où s’étalent de tranquilles maisons séparées par des haies, sans constructions mitoyennes.« Ces deux projets, implantés au beau milieu d’une zone pavillonnaire, sans aucune concertation avec les habitants, et à but purement de spéculation immobilière par des donneurs d’ordre privés, suscitent une vive opposition tant par leurs incohérences d’implantation par rapport à l’habitat de ce quartier, que par le non-respect du Plan Local d’Urbanisme (PLUi) » dénonce le collectif. Le PLUi, justement, a été modifié en 2021. De 50% d’emprise au sol autorisée, il passe désormais à 70%, et la hauteur des nouvelles constructions passe également de 9m à 13m. « Au 66 route de la Courance, le terrain de tennis actuel situé au milieu d’une zone boisée aurait dû être en zone non constructible, la mairie a reconnu une erreur de zonage dans le PLUI mais ne la corrigera pas » regrettent également les riverains.

Les propriétaires sans cesse sollicités par les promoteurs

« Depuis l’adoption de ces nouvelles règles de PLUi, de nombreux propriétaires sont contactés par des promoteurs qui leur proposent d’acheter leur bien. Nous craignons que des projets de ce genre ne se multiplient » déplore Hubert Bassard, un riverain membre du collectif. En effet, les pavillons du quartier sont implantés sur de vastes terrains, permettant des constructions plus hautes et plus étendues, ce qui n’a pas échappé à l’oeil des promoteurs. Les 2 projets en cours d’instruction s’implanteront ainsi sur des terrains d’une surface de 1961m2 et 4000m2. Le collectif pointe également du doigt des constructions qui ne s’intègrent pas dans l’environnement actuel en rappelant les règles d’urbanisme : « les constructions et les clôtures doivent s’intégrer à leur environnement par leur aspect extérieur (implantation, toitures, orientation, échelle, composition, couleurs…). Les bâtiments, clôtures, et installations diverses ne doivent pas porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’aux perspectives monumentales ».

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Une réunion avec l’adjoint à l’urbanisme début mars

Sur l’avenue du Commandant Cousteau et la route de la Courance, deux rues qui se croisent, la hauteur des bâtiments n’est pas le seul point de crispation. « Le trafic automobile va inévitablement augmenter dans ce secteur, alors que certaines portions de la voie ne possèdent même pas de trottoir. Sans compter la destruction de deux bâtiments d’une ferme datant de 1702, et 9 propriétaires actuels qui vont être directement impactés par la construction enclavée de l’avenue du commandant Cousteau. L’impact visuel et la baisse de l’ensoleillement seront immédiats » poursuit Hubert Bassard. Les riverains ont déjà pu rencontrer l’adjoint de quartier Alain Geffroy qui les a informés de l’instruction en cours des permis de construire, et s’apprêtent également à rencontrer l’adjoint à l’urbanisme Christophe Cotta au début du mois de mars. Bien déterminés, ils ont joué carte sur table avec Alain Geffroy et rapportent : « Lors de cette réunion, nous lui avons fait part des actions que nous menons actuellement : la signature d’une pétition de désaccord qui a recueilli plus de 650 signatures en 3 jours, la prise de contact avec les médias, des photos de l’habitation à détruire, construite dans les années 1702 (sur le fronton), et d’un puit (nous nous sommes étonnés que des parkings en sous-sol puissent être réalisés sur cette parcelle), ainsi qu’une décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2021 (dans cette affaire, le riverain lésé a obtenu la destruction pure et simple de la construction qui lui occasionnait des gênent semblables aux nôtres) ».

Mise à jour : la réponse de la ville au collectif de riverains.

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