Saint-Nazaire : l’association VAMP fustige le droit d’exploiter accordé à Rabas-Protec

Après une annulation en première instance, la cour administrative d'appel a validé l'autorisation d'exploiter de l'entreprise.

Saint-Nazaire : l’association VAMP fustige le droit d’exploiter accordé à Rabas-Protec © SaintNazaireNews.fr
Publié le 09 Janvier 2022 à 20:42.

L’association Vivre à Méan-Penhoët (VAMP) a annoncé dans un communiqué ce dimanche 9 janvier son intention de poursuivre son combat pour « le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé », notamment en demandant des mesures en continu sur les polluants dangereux sur l’ensemble du territoire de la CARENE.

La déclaration de l’association VAMP

« Le verdict est tombé le 7 janvier et il ne nous étonne guère : la Cour Administrative d’Appel valide l’autorisation d’exploiter donnée en 2016 par la Préfecture à la société Rabas Protec qui avait été annulée en première instance.

Certes l’entreprise rejette dans l’air que nous respirons du Chromate de Strontium, un produit cancérigène et proscrit, mais

- La Commission Européenne l’autorise avec dérogation pour certaines utilisations spécifiques jusqu’en 2026

- Les rejets ne dépassent pas les valeurs maximales autorisées

Certes l’entreprise se trouve à 30m des habitations riveraines et à 250m de la première école, mais la loi ne fixant pas de règle à ce propos, elle aurait même pu se trouver à touche- touche…

Certes ses rejets viennent s’ajouter à ceux d’autres entreprises du territoire de la CARENE émettant du Chrome VI (sous-traitant de l’aéronautique, mais également nombre d’entreprises de construction métallique, de cimenterie ou de raffinage) ou à d’autres produits dangereux, mais la loi ne raisonnant qu’entreprise par entreprise et ignorant les effets cocktail, le tribunal n’a pas à en tenir compte !

La Cour d’Appel se prononçant sur la forme et non sur le fond a donc acté que la Préfecture n’a pas enfreint les lois en vigueur en donnant l’autorisation d’exploiter.

Il n’en demeure pas moins que le problème de fond de la pollution industrielle et de ses impacts sur la santé demeure.

L’Office Régionale de Santé (O.R.S.) nous a rappelé dans son étude de 2019 que les habitants de la CARENE de moins de 65 ans subissent un taux de mortalité par cancer supérieur de 28% à la moyenne nationale, et des taux tout aussi préoccupants en matière d’affections respiratoires.

Tant que les lois pencheront du côté des entreprises polluantes, l’article 1 de la Charte de l’Environnement de 2021 « Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » ne sera qu’une déclaration d’intention vaine alors que c’est un texte de valeur constitutionnelle.

Nous allons donc continuer à nous battre pour que cet article soit enfin respecté en exigeant de l’Etude de zone à laquelle nous participons l’instauration de mesures en continu des polluants dangereux sur l’ensemble de la CARENE. Mesures indispensables pour connaitre la nature de l’air que nous respirons et ses impacts sur notre santé, et obtenir enfin des règles conforment aux intérêts de la population et non à ceux des seuls industriels ».

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