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Publié par Soizick David, le 08 Octobre 2025 à 12:29

Saint-Nazaire : s’inscrire à la Médiathèque est un des premiers gestes d’appartenance à la Ville

À Saint-Nazaire, la Médiathèque Étienne Caux incarne le lien entre culture et citoyenneté, au cœur d’une programmation culturelle gratuite qui ne cesse d’attirer.

Saint-Nazaire : s’inscrire à la Médiathèque est un des premiers gestes d’appartenance à la Ville
Michel Ray, Adjoint à la culture et Pascal Thibault, directeur de la Médiathèque © SaintNazaireNews.fr

Quand on arrive dans une nouvelle ville, le deuxième réflexe après le passage en mairie reste l'inscription à la bibliothèque. À Saint-Nazaire, cette évidence dit beaucoup du rôle central qu’occupe la Médiathèque Étienne Caux dans la vie locale. « Elle tient vraiment une place à part dans le service culturel de la ville » souligne Michel Ray, adjoint à la Culture. Car ici, la lecture publique ne se résume pas à un prêt de documents, elle est un outil de démocratisation du savoir et des arts, un moyen d’« émancipation par l’esprit critique ».

Une maison de culture ouverte à tous

Avec 12 000 inscrits pour 73 000 habitants, la Médiathèque Étienne Caux dépasse largement la moyenne nationale pour une ville de sa taille. Ses 480 000 prêts annuels témoignent d’un attachement fort, tout comme les 7 000 participants à ses rendez-vous culturels. « C’est énorme pour une bibliothèque de cette taille » s’enthousiasme Pascal Thibault, son directeur depuis deux ans et demi. L’établissement compte 36 salariés, passionnés et souvent spécialisés, qui font vivre une programmation aussi bien scientifique, artistique que littéraire. La médiathèque, abonnée à 140 titres de presse, conserve même tous les numéros de Ouest-France depuis 1972, un trésor d’archives qui en dit long sur la mission de mémoire du lieu. Lieu d’étude, d’évasion et de sociabilité, la médiathèque accueille chaque jour des lecteurs qui viennent consulter journaux et magazines, ou parfois simplement pour échanger autour de la machine à café. « C’est aussi un espace social » reconnaît Michel Ray. Et malgré l’essor du numérique, certaines habitudes demeurent. 7 % des prêts concernent encore des CD, les DVD jeunesse continuent de séduire, tandis que les jeux vidéo (aujourd’hui premier bien culturel vendu en France) y ont trouvé naturellement leur place. Et au coeur de tous les espaces aménagés pour ces différentes formes de cultures, la programmation des animations et rendez-vous occupe une place prépondérante.

Une programmation qui reflète la diversité des publics

« La programmation culturelle doit refléter la diversité des publics » insiste Pascal Thibault. Présentée deux fois par an, en septembre et en janvier, elle se déploie dans les différents lieux du réseau : la Médiathèque Étienne Caux, la bibliothèque Anne Frank et le bibliobus. Des expositions rythment la saison, comme celle consacrée jusqu’au 24 janvier à la bande dessinée Elsie A, œuvre de Karine Bernadou, Roxanne Moreil et Cyril Pedrosa, dont les aquarelles illuminent les espaces. Les rendez-vous « Partage ta Science », véritable signature de la médiathèque, font salle comble à chaque édition. En quelques heures, toutes les places sont réservées pour ces moments de vulgarisation scientifique qui accueillent chercheurs et universitaires. L’équipe réfléchit d’ailleurs à proposer ces rencontres « hors les murs » pour pouvoir augmenter la jauge. Les rencontres littéraires restent bien sûr au cœur de la programmation, avec huit rendez-vous prévus jusqu’en janvier, en partenariat avec le CCP, la Meet, des librairies locales ou encore la Maison de la poésie de Nantes. La musique et le numérique trouvent aussi leur place, de même que le patrimoine depuis quelques années, ou des temps jeunesse en accès libre et sans inscription, que l'on dispose de 10 minutes ou d'une heure avec ses enfants (ateliers créatifs, lectures partagées ou encore balades contées). « Notre public va de quatre mois à cent ans » rappelle Pascal Thibault.

Coup de cœur du semestre : un film, un regard, un passage

Le 22 novembre à 10 h, la médiathèque donnera carte blanche à la réalisatrice Tesslye Lopez, pour la projection du court-métrage documentaire Un certain jour de passage, véritable coup de cœur du directeur. Le film est né d’une commande de la Ville dans le cadre de la résidence « L’Art dans la ville » et du « Mois du Doc ». Au printemps dernier, Tesslye Lopez a suivi le bibliobus de Saint-Nazaire, cette bibliothèque mobile qui sillonne les quartiers pour aller au plus près des habitants. À travers son objectif, elle a capté les enfants curieux, les lectrices fidèles, les habitués silencieux. « J’ai voulu montrer ce petit théâtre de l’ordinaire, banal et poétique » confie la réalisatrice. Tandis qu’à l’extérieur le monde traverse ses crises, le bibliobus trace sa route, rappelant avec modestie que la lecture publique reste un espace de lien, de paix et d’humanité. La projection sera suivie d’un échange avec la réalisatrice, un moment fort pour clore un semestre placé comme toujours sous le signe du partage et de la curiosité. À Saint-Nazaire, la médiathèque n’est pas seulement un lieu où l’on emprunte des livres, c’est un espace où l’on se relie aux autres, où l’on comprend sa ville et son temps, et s’y inscrire, c’est déjà commencer à y habiter.

Retrouvez toute la programmation culturelle des médiathèques de saint-Nazaire et de l'agglomération sur mediatheques.saintnazaireagglo.fr.

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