Saint-Nazaire : une première maquette de la future oeuvre des Beaux Arts dévoilée
L'artiste Séverine Hubard a remporté l'appel à candidatures lancé au titre du 1% artistique pour le nouveau site de l'école.
Dans le prolongement du plan de déménagement de l’école des Beaux Arts à la rentrée dernière dans ses nouveaux bâtiments situés face à la base sous-marine, la CARENE a lancé en janvier 2022 un appel à candidatures pour la création et l’installation d’une oeuvre d’art, dans l’espace public situé entre Le Théâtre et l’école des Beaux-Arts. L’artiste française Séverine Hubard choisie par le jury est venue cette semaine présenter les maquettes de son projet “Land-Sketch-Raft”, une oeuvre en 3 temps figurant « ce que font les élèves dans cette école ». Les jeunes inscrits en première année y apporteront chaque année leur touche au travers d’un concours.
Une île, un radeau, et des blocs en construction
Dans cet espace ouvert de 80m de long et 20m de large situé entre Le Théâtre et l’école des Beaux Arts, se dressera dès la rentrée de septembre 2023 une oeuvre d’art. « Cette oeuvre représente le parcours que vont suivre les élèves » explique Séverine Hubard, ancienne élève des Beaux Arts à Nantes. Un “plan de carrière” que l’artiste a choisi de restituer par la matière brute issue de la carrière de Rouans. Une première partie composée de 21 blocs de pierre surmontés d’un drapeau renverra à l’idée d’ébauche et à la présence de l’Océan. Une sculpture d’art moderne comprenant 21 pierres de Hains représentera un radeau et sera surmonté d’une voile de métal, symbole du temps du temps de la navigation. Et entre ces deux éléments, un interstice composé de formes géométriques seront éparpillées pour représenter le temps des études, de la recherche des outils pour devenir artiste.« C’est un projet narratif inspiré de mes souvenirs » ajoute Séverine Hubard. La jeune femme a souhaité pour cette oeuvre s’inspirer de perspectives russes, et de l’omniprésence du vent dans la ville. L’oeuvre invitera les usagers de cet espace à se l’approprier, s’y assoir, y prendre la pose, ou encore en dessiner les lignes. « Un autre nom pour cette oeuvre en naîtra peut-être dans l’imaginaire des Nazairiens »poursuit la jeune femme.
Un concours chaque année pour participer à l’oeuvre
La partie composée de 21 blocs de pierres brutes sera surmontée d’un drapeau imprimé de 5 mètres d’envergure, hissé sur un mât de 12m de haut, et sera le fruit de la créativité des élèves de l’école des Beaux-Arts. Chaque année, un concours sera organisé pour renouveler l’étendard, visible depuis le boulevard Paul Leferme par-dessus le bâtiment. Chaque drapeau sera ensuite remplacé et conservé pour constituer une collection. Le premier concours vient d’être lancé, le choix du motif retenu sera connu au mois d’avril. Séverine Hubard a également pu partager son expérience avec les jeunes artistes lors de plusieurs workshops organisés cette semaine dans l’école.