Saint-Nazaire : les arbres de l’avenue Albert de Mun pouvaient-ils être déplacés ?
Le groupe EELV de Saint-Nazaire réagit à l'abattage, et regrette que des solutions alternatives n'aient pas été trouvées.
La semaine dernière, l'avenue Albert de Mun a perdu plusieurs dizaines arbres dans sa partie centrale, principalement des érables argentés. Abimés par les choc répétés des pare-chocs des voitures, enracinés dans des fosses trop exigües pour leur permettre de se développer, en manque d'oxygène et d'eau, la décision a été prise par la Ville de les couper, et de replanter ensuite de nouvelles espèces plus adaptées à leur environnement, et dans des fosses plus larges. 300 arbres seront ainsi replantés dans le cadre du projet de Ville-Jardin au bord de la mer. Le groupe local EELV Saint-Nazaire Agglomération a réagi dans un communiqué.
3 magnolias ont été transplantés
« Comment ne pas être étonné, attristé ou choqué à la vue des 120 magnifiques arbres abattus dans notre centre ville ? N’y avait-il aucune autre solution pour assurer la survie de ces érables qui commençaient à étouffer, pris au piège d’un urbanisme ignorant de leur besoin ? (…) 120 arbres abattus. On nous répondra que c'est pour mettre une voie cyclable, mais des solutions alternatives existent, jusqu'à la possibilité de déplacer ces arbres » regrettent Anne-Cécile Anthony et Tristan Meunier, co-animateurs du groupe local EELV Saint-Nazaire Agglomération. Cette solution, elle a bien été examinée. C'est ce que confirme la Ville en expliquant : « La question de la trasnplantation a été étudiée. Cette solution n'a été possible que pour 3 magnolias, actuellement en jauge au centre horticole ».
La valeur environementale des arbres en question
Le groupe EELV considère que les 300 arbres replantés n'auront pas la même valeur environnementale et ajoute : « planter sans arracher aurait pu être une voie possible, certainement moins brutale, nous espérons que cela sera possible à l'avenir ». De son côté la ville réaffirme l'engagement des services de ses espaces verts qui ont examiné chaque arbre avant de prendre une décision, et détaille à nouveau : « il s’agit d’arbres avec des systèmes racinaires en chignon dû a des fosses de plantation trop exiguës (racines atrophies ou se développant sur elles-mêmes), les arbres avaient des dégradations sur les troncs, le pourcentage de réussite de transplantation était donc très faible. Néanmoins, les tailles et abattages seront broyées pour être réemployées en paillage et nourrir ainsi d’autres sols ».