Saint-Nazaire : une nouvelle technologie numérique pour mieux analyser les prélèvements des patients
Le Centre hospitalier de Saint-Nazaire vient de mettre en place cette innovation encore rare en France, qui permet de numériser les prélèvements médicaux et d’en améliorer l’analyse, tout en facilitant le partage d’expertise entre médecins.
Le Centre hospitalier de Saint-Nazaire fait un bon dans le futur en modernisant son analyse des prélèvements médicaux, avec son service d’anatomie et de cytologie pathologiques qui utilise désormais la pathologie numérique. « En passant de l'observation traditionnelle au microscope à la lecture haute définition sur écran, l'établissement devient un des premiers centres hospitaliers généraux doté de cette technologie de pointe », indique-t-il.
Finesse d'analyse
Lorsqu’un médecin prélève un petit morceau de tissu, ou encore réalise une biopsie, les prélèvements sont ensuite analysés par un service d’anatomie et de cytologie pathologiques, plus couramment appelé « anapath ». Son rôle est essentiel pour examiner les cellules et les tissus afin d’identifier d’éventuelles anomalies et permettre aux médecins de poser un diagnostic. Ces informations peuvent ensuite contribuer à déterminer le traitement le plus adapté au patient. C'est cette étape que le Centre hospitalier de Saint-Nazaire vient de faire évoluer, avec le passage à la pathologie numérique. Grâce à cette nouvelle technologie, « les médecins bénéficient d’outils numériques avancés permettant la visualisation en ultra-haute résolution, la réalisation de mesures très précises et le suivi dynamique de marqueurs tumoraux », indique le Centre hospitalier. Le numérique facilite également la conservation des images et leur consultation ultérieure.
Un tremplin vers l'IA
C’est probablement l’un des changements les plus importants de cette évolution technologique. Une fois la lame numérisée, les données peuvent être partagées en temps réel. Le Centre hospitalier de Saint-Nazaire a ainsi développé ce projet dans le cadre d’une coopération avec le CHU de Nantes et le CHD Vendée. Les médecins peuvent ainsi demander un avis extérieur lorsqu’un cas présente une difficulté particulière. Pour le patient, l’enjeu est donc aussi celui d’une expertise plus facilement accessible. La mise en place de la pathologie numérique constitue également une étape préalable à l’utilisation future d’outils d’assistance par IA. « La constitution d'une base de données d'images numériques régionale prépare les équipes à l'utilisation d'outils d’assistance par Intelligence Artificielle (IA) pour appuyer le diagnostic et développer la recherche clinique », souligne le centre hospitalier. Cette évolution technologique constitue également une valorisation du travail réalisé par les techniciens de laboratoires. Formés aux techniques de numérisation et au traitement informatique des images, ils montent ainsi en compétence. « En adoptant cette technologie, encore rare au sein des établissements de santé en France, le Centre hospitalier de Saint-Nazaire renforce son attractivité auprès des professionnels de la discipline », se félicite-t-il.