Saint-Nazaire : une nuit de chaos et de vandalisme
La nuit de vendredi a été émaillée d'actes de pillage et de destruction dans différents quartiers de la ville.
La consternation, la colère ou l'incompréhension se lisaient sur les visages des commerçants venus au matin constater les dégâts sur leur outil de travail. Au Ruban Bleu, à Océanis, à la Bouletterie, au Paquebot, des boutiques, bars-tabac, abris-bus ou vitrines ont été vandalisés et saccagés dans la nuit du vendredi 30 au samedi 1er juillet, alors que partout en France, des scènes similaires se déroulaient en marge de la mort du jeune Nahel à Nanterre.
Au Ruban Bleu et au Paquebot
Peu après 20h30, plusieurs groupes d'une dizaine d'individus, pafois très jeunes, ont convergé vers le Ruban Bleu. La boutique Foot Locker a été une des premières ciblées, avant qu'ils ne s'en prennent à Zara et à l'agence bancaire Caisse d'Epargne. Ils ont ensuite rejoint d'autres groupes formés près du Paquebot, en s'attaquant au passage à des vitrines rue de la Paix. Les dégâts sont importants dans plusieurs commerces qui ont été cambriolés : la boutique Afflelou qui venait de rouvrir après réaménagement, le magasin Downride, le magasin Nocibé, le restaurant O'Tacos, la terrasse de “Au fait Maison” place des Martyres, parfois même des vitrines de magasins vides, gratuitement…
2 bars-tabacs dévalisés
2 bars-tabacs de la ville ont été attaqués : le Bar-Tabac rue de la Vecquerie, et Le Balto, avenue de la République, qui a également connu un départ d'incendie.
L'anarchie à Océanis
Dès 21h30, les tensions se sont accentuées dans la zone du Géant d'Océanis. Le restaurant Mc Donald's, attaqué au mortier, a été ravagé. L'entrée de Feu Vert a été forcée pour y dérober des trotinettes et vélos électriques. Les vitrines des ambulances nazairiennes, route de la Côte d'Amour, ont été brisées, et 3 véhicules sont ce matin hors d'usage. Les pilleurs sont également parvenus à pénétrer dans la FNAC qu'ils ont dévalisée. Entre Géant et le Centre Hospitalier, sur le Boulevard Charpak, les abri-bus ont été détruits, des feux de poubelle allumés sur la chaussée, et plusieurs témoignages font état d'automobilistes stoppés pour être volés.