SBVB : Éric Provost conserve la présidence après une nouvelle élection
Réélu le mardi 13 octobre à Pontchâteau avec 19 voix contre 13 à Raphaël Salaün, Éric Provost conserve la présidence du Syndicat du bassin versant du Brivet.
L’élection à la présidence du Syndicat du bassin versant du Brivet (SBVB) a connu un nouvel épisode mardi 13 octobre 2026. Éric Provost, qui présidait déjà le syndicat, a été réélu face à Raphaël Salaün, maire de Saint-Joachim, lui-aussi candidat. Cette fois, le résultat est de 19 voix contre 13. Le scrutin met fin à plusieurs mois d’incertitude sur la gouvernance de cet organisme chargé de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques du bassin de la Brière et du Brivet. Mais pas aux tensions sur la gestion de l'eau. Le 24 octobre prochain, c'est le collectif “Brière Résistante” qui appelle à manifester devant la sous-préfecture pour « défendre une meilleure gestion de l'eau » en Brière.
Le 19 mai, une première élection remportée par Éric Provost avec deux voix d’avance
Le premier vote s’était tenu le 19 mai 2026. Éric Provost avait alors obtenu 13 voix, contre 11 pour Raphaël Salaün. Le 22 mai, ce dernier avait saisi le tribunal administratif de Nantes pour demander l’annulation du scrutin. Au cœur de son recours, la composition du corps électoral et les conditions de convocation des représentants appelés à voter. À cette date, Cap Atlantique n’avait pas encore désigné ses cinq délégués au sein du SBVB. Le président et le premier vice-président de l’agglomération n’avaient pas non plus été régulièrement convoqués pour participer à l’élection. Le tribunal administratif avait donné raison à Raphaël Salaün le 15 juillet. L’élection du 19 mai avait donc été annulée et un nouveau vote devait être organisé.
Le retrait des délégations de Raphaël Salaün à la CARENE
Le 25 juin, après la contestation du premier scrutin, David Samzun, président de Saint-Nazaire Agglomération, avait retiré à Raphaël Salaün ses délégations de vice-président. Raphaël Salaün y voyait une sanction liée à sa candidature face à Éric Provost. Dans notre précédent entretien, le maire de Saint-Joachim avait détaillé les raisons de sa candidature et sa volonté de défendre une autre stratégie de gestion de l’eau, Après l’annulation prononcée par le tribunal administratif, une nouvelle élection était donc organisée mardi 13 octobre à Pontchâteau. Les deux candidats étaient de nouveau en lice, et c'est Éric Provost qui l'a emporté, cette fois-ci avec 6 voix d'avance.
Une manifestation le 24 ocobre devant la sous-préfecture
Le collectif Brière Résistante est lui-aussi déterminé à faire entendre sa voix, et appelle à une mobilisation le 24 octobre prochain à 10h devant la sous-préfecture pour peser cette fois-ci sur le futur règlement d’eau du marais de Brière. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ce collectif invite les habitants, les usagers du marais et « tous ceux qui aiment la Brière », à se rassembler. « Préserver l’eau dans le marais, c’est donc protéger la biodiversité, le climat et l’avenir de la Brière », écrit-il. En ligne de mire, le futur règlement que doit signer le préfet des Pays de la Loire et de la Loire-Atlantique, « qui aura des conséquences durables sur le marais ». Selon Brière Résistante, le projet ne prend pas suffisamment en compte les besoins de la biodiversité ni les effets du changement climatique, notamment les sécheresses plus fréquentes et la raréfaction de l’eau douce. Il alerte également sur la fragilité des sols tourbeux, qui peuvent libérer le carbone qu’ils stockent lorsqu’ils s’assèchent, ainsi que sur les conséquences pour la faune. Le collectif évoque notamment les épisodes de botulisme et les milliers d’oiseaux morts chaque année. Il réclame des décisions fondées sur les recommandations scientifiques et un dialogue plus équilibré entre les différents acteurs du territoire. « La gestion de l’eau doit protéger les milieux naturels et prendre en compte l’intérêt général et pas seulement les intérêts d’une seule profession », affirme-t-il.