Confort et performance énergétique : Silène annonce un investissement de 308 millions sur 10 ans
Le bailleur social planifie des opérations de maintenance et des réhabilitations importantes dans les logements datant de la reconstruction, et des années 70-80.
Dans le cadre de son plan d'entretien et de son Plan Stratégique du Patrimoine décarboné (PSP), Silène affiche ses objectifs et priorités pour la prochaine décennie afin de garantir « des logements sûrs, confortables, pensés pour bien y vivre et des charges maitrisées pour les locataires ». Sur la période 2025-2034, un budget de 112 millions d'euros est ainsi consacré au programme de maintenance de tous les logements et résidences, et 196 millions d'euros à des réhabilitations d'ampleur.
Quels logements seront réhabilités dans les 10 prochaines années ?
Le programme « Régénérations » du bailleur social, qui concerne 3 500 logements d'après-guerre, a déjà permis d'aboutir à la réhabilitation de 1702 logements à la fin de l'année 2025. Les 196 millions d'euros investis sur les 10 prochaines années vont permettre de le poursuivre, tout en y incluant quelques résidences des années 80. Silène prévoit ainsi de rénover les résidences Kerfaouët, Dolto, Beauregard, PRI Montoir ainsi que le Foyer des Jeunes Travailleurs, de donner une seconde vie à certaines petites résidences d’après-guerre (Desnos, Atlas, Villa Flora, Philéas, Océan Carnot, Trelan et Grains d’eau). Les grands ensembles des années 70-80 vont également entrer en travaux, notamment pour améliorer leurs performances énergétiques, être raccordées au réseau de chaleur urbain, et bénéficier de « travaux d’embellissement dans les parties communes et les logements » annonce Silène. Ce chantier concernera les 879 logements de la Bouletterie et Prézégat dans les 5 prochaines années, puis les 552 logements de la Chesnaie et de Grenapin les 5 années suivantes. Concernant les 716 logements de Kerlédé, Silène planifie une opération « à l’horizon 2040 ».
De meilleurs performances pour Silène, et des petites factures les locataires
Silène investit entre 55 000 € et 110 000 € par logement, ce qui le classe parmi les organismes d’habitat social les plus engagés en France en France. « Seuls 18 % des organismes d’habitat social dépassent les 50 000 € par logement » rappelle Silène. À l'horizon 2050, Silène vise la neutralité carbone de son patrimoine, et que tous les logements soient classés A ou B du point de vue de l’énergie et des gaz à effet de serre. Première étape, « le Plan Stratégique du Patrimoine prévoit que 88 % des logements soient classés en C ou mieux en 2033 » indique le bailleur social. Aujourd'hui, près de 70% des logements de son parc sont classés en étiquette A, B ou C. D'ici 2030, près de 40% des logements Silènes seront raccordés au nouveau réseau de chaleur urbain de Saint-Nazaire, et seront chauffés à partir d’énergies renouvelables. « Améliorer la performance thermique des logements, c’est aussi lutter contre la précarité énergétique des locataires. Des logements mieux isolés et ventilés permettent de réduire directement les factures d’énergie » insiste Silène.
La Berthauderie en chantier
La résidence de La Berthauderie, construite en 1958, fait partie de la vague actuelle de réhabilitation. Le chantier a été lancé en novembre 2024, et devrait s'étaler sur 18 mois. « À l’issue des travaux, la résidence bénéficiera d’une isolation renforcée par l’extérieur, d’un système de ventilation basse pression réduisant l’humidité, d’équipements de chauffage plus performants et d’une régulation plus fine de la température dans chaque logement (pose de chaudières à condensation et de robinets thermostatiques sur les radiateurs) » annonce Silène. Pour limiter encore plus les déperditions thermiques, des sas sont créés dans les halls d'entrée. Une terrasse est ajoutée pour chaque appartement. Chaque amélioration contribue à garantir des logements chauds l'hiver, et frais l'été. Silène table ainsi sur une baisse moyenne de 60% des charges liées au chauffage et à l'eau chaude. « Cette démarche s’accompagne d’un effort significatif de réemploi des matériaux afin de limiter les déchets et de valoriser au maximum les ressources existantes. Ainsi, le bardage blanc posé dans les années 1990 a été démonté, réusiné et réutilisé sur les façades », ajoute le bailleur social.
