Saint-Nazaire : après le Bois Joalland, Marsain et le Point du Jour eux-aussi vidangés
Alors que l'assèchement de l'étang du Bois Joalland se poursuit pour préserver sa digue centenaire, les bassins de Marsain et du Point du Jour sont à leur tour concernés par des mesures de sécurité similaires.
Il y a quelques jours, David Samzun annonçait l’ouverture des vannes du Bois Joalland, après les recommandations formulées par le bureau d’études chargé d’examiner l’état de l’ouvrage. La digue, construite il y a près d’un siècle, présente des fragilités et des infiltrations qui nécessitent de réduire progressivement la pression exercée par le plan d’eau. Le niveau doit ainsi continuer à descendre d’environ 50 centimètres par semaine pour assécher le plan d'eau. Mais le diagnostic ne s’arrête pas au Bois Joalland. Les bassins de Marsain et du Point du Jour, construits à la même époque, présentent eux aussi des fragilités nécessitant une intervention préventive.
Le Bois Joalland continue de se vider
Au Bois Joalland, la baisse du niveau d’eau se poursuit selon le calendrier établi. Cette diminution progressive doit permettre de soulager la digue en attendant de déterminer précisément les interventions qui seront nécessaires pour la renforcer et l’adapter. L’abaissement contrôlé du plan d’eau doit également permettre aux équipes techniques de mieux appréhender la situation de l’ouvrage au fur et à mesure que l’eau se retire. Cette opération modifie forcément les usages habituels du site. « Les services municipaux travaillent conjointement avec les services de l’État et les différents partenaires concernés (clubs sportifs, association de pêche et fédération) afin d’accompagner cette opération et d’en limiter les impacts » indique la Municipalité dans un communiqué de presse.
Poissons, activités et accès
La première urgence concerne désormais la faune piscicole. Un dispositif de sauvetage des poissons est déployé au fur et à mesure de l’abaissement du niveau de l’étang, afin de déplacer les poissons vers des zones adaptées et de limiter les pertes liées à la diminution du volume d’eau. En parallèle, les activités pratiquées sur le site sont réorganisées lorsque des solutions restent possibles. Les échanges avec les clubs sportifs et les acteurs de la pêche doivent permettre d’accompagner cette période de transition. La Ville prévoit également de renforcer la sécurisation des accès autour de l’étang et de la promenade, avec une information plus importante directement sur place dans les prochains jours. L'évolution du niveau de l'eau et les conditions d'accès au site nécessitent en effet une vigilance particulière de la part des promeneurs et des différents usagers.
Un arrêté préfectoral à venir
Ces deux opérations doivent être intégrées à un arrêté préfectoral actuellement préparé par les services de l’État. Comme pour le Bois Joalland, la réduction du volume d’eau constitue une mesure préalable destinée à sécuriser les ouvrages, avant de déterminer les interventions nécessaires pour leur consolidation. La situation pose aussi la question de l'avenir de ces lieux qui occupent une place importante dans les usages locaux, alors même que les espaces d’eau accessibles se raréfient. Le maire de Saint-Nazaire assume des décisions qui auront nécessairement des conséquences pour les habitants, les associations, les clubs et les usagers. « Notre priorité reste inchangée : protéger les personnes et les biens. J’entends la déception des uns et des autres. Et je veux croire en notre capacité à réfléchir tous ensemble à des solutions, à rebondir et à nous réinventer. C’est dans l’ADN de notre ville de la reconstruction. C’est aussi dans notre ADN à nous, Nazairiennes et Nazairiens » déclare le maire de Saint-Nazaire.