Tribunal de Saint-Nazaire : déjà détenu à Nantes, il écope de 3 mois ferme pour recel de vol
Le procès d'un homme de 24 ans, pour des faits remontant à 2021, s'est déroulé en visio au tribunal de Saint-Nazaire.
Âgé de 24 ans, cet homme, domicilié à Saint-Nazaire au moment des faits, est incarcéré depuis décembre 2025 à la maison d’arrêt de Nantes pour des faits de violences. Déjà condamné à huit reprises au moment de son jugement, il a écopé d’une nouvelle peine de trois mois de prison ferme.
Une course-poursuite et un véhicule volé
Le 30 juin 2021, vers 4 heures du matin, la police repère à Pornichet une BMW circulant à vive allure en direction de Saint-Nazaire. La plaque d’immatriculation attire immédiatement l’attention car elle comporte la lettre « O », inexistante dans les immatriculations françaises afin d’éviter toute confusion avec le chiffre zéro. Lorsque les fonctionnaires tentent de procéder à un contrôle, le conducteur refuse d’obtempérer. Une course-poursuite s’engage pendant plusieurs minutes avant de s’achever dans une impasse. Le véhicule percute un arbre et quatre occupants prennent la fuite à pied. Il s’avère que la BMW avait été volée quelques jours plus tôt à Saint-Brévin, une plainte ayant été déposée. À l’intérieur, les policiers découvrent notamment un téléphone, un ordinateur Apple, un cric ainsi que divers objets susceptibles d’être utilisés lors de cambriolages, sans oublier un cache-cou noir.
ADN, bornage téléphonique et versions changeantes
Les investigations permettent de retrouver l’ADN du prévenu sur le cache-cou. Le téléphone correspond à une ligne ouverte à son nom, et l’ordinateur est identifié comme celui déclaré volé la même nuit dans une habitation à La Baule. Quatre amies en vacances avaient en effet porté plainte. En rentrant vers 3 h 30, elles étaient tombées sur un homme prenant la fuite avant de constater la disparition de l’ordinateur, de 500 euros en espèces, de cartes bancaires et de documents administratifs. En mai 2022, le suspect est interpellé avec trois mineurs, dont l’un reconnaît savoir que le véhicule était volé. À l’audience, le prévenu affirme : « Je suis monté dans la voiture car il y avait des connaissances dedans. J’avais bu, j’étais en mode festif, je n’avais pas conscience que le véhicule était volé ». Des déclarations que la procureure qualifie à « géométrie variable », soulignant leurs différences avec celles faites en garde à vue. Concernant le cambriolage, il nie toute implication et assure ne pas être au courant. Son téléphone ayant borné près du lieu des faits, il explique l’avoir perdu ce soir-là. « Je me souviens juste qu’on a fait des dérapages sur un rond-point. J’étais alcoolisé, c’est très vague » ajoute-t-il. Le tribunal l’a finalement condamné à trois mois de prison pour le recel de la BMW et relaxé des faits de vol.
