Saint-Nazaire : à la maison de quartier de l’Immaculée, une collecte pour les femmes du « 24 »
La collecte vient soutenir l’association Solidarité Femmes Loire-Atlantique, qui gère le nouveau lieu d’accueil pour les femmes victimes de violences et leurs enfants.
Ce jeudi 22 janvier, dans la salle de la Maison de quartier de l’Immaculée, l’après-midi a démarré sur la remise d'un chariot, rempli de produits d’hygiène, à l'association Solidarité Femmes Loire-Atlantique. Celle-ci gère Le 24, lieu d'accueil de femmes victimes de violence ouvert en septembre au 24, rue d'Anjou à Saint-Nazaire. Autour, une vingtaine de bénévoles, moteurs du projet, et des représentantes de l'association, sont venues expliquer l’utilité concrète de cette collecte, qui viendra aider celles qui doivent partir, vite, sans rien, pour échapper au pire.
Une chaîne de solidarité construite par les bénévoles
Depuis trois ans, les bénévoles de la Maison de quartier de l'Immaculée organisent chaque fin d’année une collecte au profit d'une association, qui s'achève par un repas solidaire. Cette année encore, tout a commencé dès le mois de septembre, lorsque les bénévoles se sont réunis pour choisir l’association, parmi cinq possibilités. Véritablement acteurs du projet, ils l'ont contactée, ont identifié avec elle ses besoins prioritaires, ont géré toute l’organisation du repas, sa préparation, pour en reverser ensuite les bénéfices à la cause. Pour l’édition 2025, leur choix s’est porté sur Solidarité Femmes Loire-Atlantique. « C’était un choix d’actualité, nous avions envie de donner un coup de projecteur sur cette association » expliquent les bénévoles.
Des kits d’urgence pour le « 24 »
Le chariot positionné à l’entrée de la Maison de quartier, bien en vue des adhérents, a permis de collecter de nombreux produits d’hygiène. Des dons essentiels, car ils servent à constituer des kits d’urgence. « Certaines femmes accueillies au 24 arrivent en urgence, sans affaires personnelles, sans rien » témoigne Maud de Bellefonds, assistante de direction à Solidarité Femmes Loire-Atlantique. La collecte ne s’est pas limitée aux produits du quotidien. Un téléphone avec carte SIM a aussi été donné (utile quand une femme doit éviter d’être tracée), et Emmaüs a participé au projet avec des dons complémentaires. Mais cette collecte serrait aussi la gorge. Le « 24 », ouvert le 24 septembre dernier, a déjà été en contact avec 85 femmes. Le lieu a accompagné 20 femmes et en a mis 5 à l’abri. À Nantes, l’association accompagne les femmes victimes de violences conjugales uniquement, tandis qu’à Saint-Nazaire, « par volonté de la municipalité », elle intervient sur toutes les formes de violences faites aux femmes (violences conjugales, mariages forcés, femmes à la rue…). L’association projette aussi d’ouvrir des hébergements dans le courant de l’année, et pourrait, à l’avenir, solliciter d’autres dons (mobilier, vaisselle).
