Saint-Nazaire : une opération de police cible les trottinettes électriques débridées ou sans assurance
Ce mercredi 8 juillet, des policiers nantais et nazairiens ont mené une importante opération de contrôle des engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) dans le secteur du Paquebot.
Ce mercredi 8 juillet rue Albert de Mun, Impossible de passer entre les mailles du filet ou presque ! Une vingtaine de policiers venus de Nantes et Saint-Nazaire ont débarqué en force ver 15h au Paquebot pour une opération coup de poing de sensibilisation et de verbalisation. Durant un peu plus d'une heure, ils ont contrôlé la conformité technique des trottinettes électriques, ainsi que le respect des règles de conduite et d'assurance de leurs utilisateurs. Plusieurs engins ont été embarqués vers la fourrière.
Un secteur sous surveillance après plusieurs accidents
Une vingtaine de policiers au total étaient mobilisés : 17 fonctionnaires de la police nationale, dont 7 venus de Nantes et 10 de Saint-Nazaire, épaulés par 3 policiers municipaux. Positionnés de part et d’autre de la rue Albert-de-Mun, avec voitures, fourgons et motards, les effectifs avaient quadrillé le secteur. À la moindre trottinette aperçue, le contrôle était systématique. Le choix du lieu s'explique par un nombre important d'EDPM y circulant, mais aussi parce que « c’est un secteur accidentogène, où deux accidents se sont produits ces derniers mois avec des trottinettes », explique le commandant Beillon. Une situation qui n'est pas propre à Saint-Nazaire. Les usagers de trottinettes électriques et autres EDPM figurent parmi les catégories dont l’accidentalité progresse le plus ces dernières années, avec une augmentation continue du nombre de blessés graves.
Le curvomètre, la nouvelle arme contre les trottinettes débridées
Les policiers nantais n’étaient pas venus les mains vides. Ils avaient apporté avec eux un curvomètre, un appareil spécialement conçu pour contrôler la vitesse maximale des trottinettes électriques. Contrairement à un radar, le curvomètre fonctionne comme un banc d’essai. La trottinette est installée sur une rampe, sa roue avant est immobilisée, tandis que la roue motrice prend appui sur un rouleau instrumenté. Alimenté par un groupe électrogène et relié à une valise électronique de contrôle, le dispositif affiche la vitesse maximale atteinte par l’engin. « Nous nous assurons que leur vitesse ne peut pas excéder 25 km/h, la vitesse maximale autorisée », rappelle le commandant. Et les premières vérifications ont rapidement porté leurs fruits. Au bout d’une heure, plusieurs trottinettes dépassaient déjà la limite autorisée. Pour leurs propriétaires, les conséquences sont immédiates, « si le propriétaire circule sur un véhicule débridé, il ne peut pas repartir avec ». C’est direction la fourrière.
Assurance, âge, passager… d'autres infractions dans le viseur
Les contrôles de ce mercredi 8 juillet ne se limitaient pas à la vitesse. Les forces de l’ordre vérifiaient également que chaque conducteur respectait l’ensemble de la réglementation applicable aux EDPM. « Nous vérifions également le défaut d’assurance », précisent les policiers. Circuler sans assurance constitue en effet un délit passible d’une amende forfaitaire délictuelle. Les policiers ont également profiteé de cette opération pour mener une action de sensibilisation. Il faut avoir au moins 14 ans pour conduire une trottinette électrique et, quel que soit l’âge du conducteur, il est strictement interdit de circuler à deux sur le même engin. Après plus d’une heure de contrôles intensifs, l’opération s’est achevée vers 16h15. Au moins deux trottinettes, jugées non conformes, ont quitté les lieux à bord d'un fourgon pour rejoindre la fourrière. Et leurs propriétaires sont repartis à pied.