À Trignac, une déchèterie nouvelle génération avec ateliers, boutique et espace de réemploi
Prévu sur l’ancien site de RFS à Trignac, ce nouvel éco-centre de 16,71 millions d’euros doit associer dépôt des déchets, réparation et valorisation, avant la fermeture à terme de la déchèterie de Méan, à Saint-Nazaire.
Sur l’agglomération de Saint-Nazaire, les habitants disposent actuellement de six déchèteries, à Saint-Nazaire (Cuneix et Méan-Penhoët), Pornichet, Donges, Saint-Joachim et Saint-Malo-de-Guersac, ainsi que d’une végéterie à Saint-André-des-Eaux. Mais le réseau doit évoluer. La fréquentation augmente, les sites sont souvent trop petits et les habitudes de tri changent. Présenté lors du conseil communautaire du 29 septembre, le projet d'éco-centre à Trignac devrait ouvrir fin 2028 ou début 2029.
Une déchèterie à plat, des compacteurs et une boutique de seconde main
Sur une emprise d’environ deux hectares, au sud des parcelles de l’ancien site RFS à Trignac, le futur éco-centre ne ressemblera pas tout à fait aux déchèteries que les usagers connaissent aujourd’hui. Le projet associera une zone de dépôt de plain-pied, des casiers pour trier les matériaux et des compacteurs. L’aménagement doit faciliter les déplacements sur le site et rendre les dépôts plus simples, avec des espaces organisés selon les différentes catégories de déchets. Mais la grande nouveauté sera la place accordée au réemploi. Un bâtiment dédié accueillera une zone de stockage, des ateliers de réparation, une boutique et un espace de sensibilisation. L’idée est de donner une seconde vie aux objets encore utilisables plutôt que de les envoyer directement dans les filières de traitement. Des matériaux pourront également être proposés gratuitement. La recyclerie Au Bonheur des Bennes, déjà présente dans plusieurs déchèteries de l’agglomération, fait partie des acteurs locaux dont l’implication est envisagée pour faire vivre cette activité. Plus largement, les associations et les acteurs du réemploi doivent être associés à la phase d’exploitation, afin de participer à la récupération et à la valorisation des objets. Le site aura aussi une vocation pédagogique, avec la possibilité d’accueillir des habitants et des groupes scolaires pour les sensibiliser au tri et à la réduction des déchets. Le projet prévoit enfin de développer les filières de valorisation, notamment celles relevant de la responsabilité élargie des producteurs, qui organisent la prise en charge de certains produits en fin de vie.
Une enveloppe prévisionnelle de 16,71 millions d’euros
Le coût global prévisionnel de l’opération est estimé à 16,71 millions d’euros hors taxes, soit 19,12 millions d’euros TTC. Cette enveloppe comprend les études et les honoraires, mais aussi la conception, la réalisation du bâtiment et des aménagements, ainsi que l’exploitation de l’équipement pendant sept ans. Il s’agit à ce stade d’une estimation, qui pourra évoluer au fil des études et de la mise au point du projet. Pour mener l’opération, Saint-Nazaire Agglomération prévoit de confier à un même opérateur la conception, les travaux et l’exploitation pendant sept ans, avec des critères de performance portant notamment sur la qualité du service, l’activité du site et son impact environnemental. La SPL SONADEV Territoires Publics, qui a déjà réalisé les études de programmation pour l’agglomération, doit également être associée au suivi du projet. Un autre point doit être réglé avant l’ouverture, il concerne la desserte du futur éco-centre. Les services de l’agglomération travaillent en parallèle sur un accès permettant de rejoindre le site sans que les camions aient à traverser Trignac. Cette desserte devrait être aménagée à temps pour la mise en service de l'éco-centre.