Loire-Atlantique : la circulation du virus du Nil occidental confirmée par l’ARS
Dans le Département, 3 cas humains d'infection autochtone ont été confirmé pour ce virus transmis par des moustiques communs du genre "Culex".
Le virus West Nile également appelé virus du Nil occidental a sa présence et sa circulation confirmées actuellement en Loire-Atlantique. L'ARS appelle à une vigilance renforcée des professionnels de santé humaine, animale et environnementale, et de la population.
Quel est ce virus transmis par les moustiques ?
Le virus du Nil occidental affecte habituellement les oiseaux, et peut ensuite infecter les moustiques ayant piqué les volatiles, puis les humains ou encore des chevaux. Une fois contaminés, humains comme équidés ne peuvent recontaminer un moustique. « Les moustiques ne permettent donc pas une transmission directe de la maladie d’une personne à une autre, ni d’un équidé à un être humain » explique l'ARS. Dans 80% des cas, l’infection est asymptomatique. En cas de symptômes, un syndrome pseudo-grippal peut se manifester avec notamment de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, ou parfois une éruption cutanée. Dans 1% des cas, l’infection peut entraîner des complications neurologiques (méningite, encéphalite ou autres atteintes neurologiques), avec des séquelles possibles et, même dans certains cas, le décès de la personne. C'est pourquoi « l’apparition brutale d’une fièvre, notamment lorsqu’elle est associée à des signes neurologiques ou à des troubles du comportement, doit conduire à consulter rapidement un professionnel de santé » communique l'Agence de sanré. La détection de ces premiers cas humains autochtones en Pays de la Loire démontre justement que le virus circule activement. La prévention des piqûres de moustiques reste donc essentielle.
3 cas humains confirmés en Loire-Atlantique
3 cas humains ont été confirmés dans le Département à ce jour. Jusqu'alors, la région Pays de la Loire n'avait recensé aucun malade, contrairement à d'autres régions en France. En 2025, 62 cas humains autochtones d’infection par le virus West Nile ont ainsi été identifiés en France hexagonale. « La détection concomitante de plusieurs cas dans une même zone géographique et sur une même période ne témoigne pas d’un lien direct entre les cas. Elle traduit la présence d’une circulation virale locale qui nécessite de renforcer la détection et la surveillance » explique l'ARS. Des cas équins ayant également été détectés en Loire-Atlantique et Vendée, la santé humaine comme la santé animale et environnementale sont donc sous haute surveillance, notamment à travers la sensibilisation et l'information des professionnels de santé qui doivent obligatoirement déclarer les cas et faire confirmer les diagnostiques. Des mesures de sécurisation sont également prises pour les dons de sans et d'organes. Enfin, les signalements de cas équins font eux aussi l’objet d’une surveillance, d'un signalement et d'une prise en charge vétérinaire obligatoires.
Comment se protéger ?
Le moustique Culex ou moustique commun, vecteur principal du virus West Nile, est largement présent en France métropolitaine. Il est principalement actif en soirée et durant la nuit, contrairement au moustique tigre qui pique essentiellement pendant la journée. Pour s'en protéger, il est recommandé de porter des vêtements couvrants et amples, particulièrement en fin de journée et la nuit, utiliser des moustiquaires aux fenêtres et aux portes, utiliser, si nécessaire, des répulsifs sur les zones de peau découvertes, en suivant les recommandations du pharmacien, limiter les eaux stagnantes autour du domicile, dans lesquelles les moustiques peuvent se développer. « La lutte contre le moustique Culex est différente de celle menée contre le moustique tigre. Dans le contexte actuel, un traitement de lutte antivectorielle par insecticides n’est pas recommandée. La réponse repose prioritairement sur la surveillance, la détection précoce des cas, la prévention des piqûres et la réduction des gîtes larvaires lorsque cela est pertinent » insiste l'ARS.