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Publié par Soizick David, le 20 Février 2026 à 19:41

Portrait de candidat : David Samzun, entre continuité et nouveaux défis

Le candidat et maire sortant défend ses valeurs et son cap, à l'heure d'un troisième rendez-vous et d'un projet qu'il souhaite inscrire dans la durée.

Portrait de candidat : David Samzun, entre continuité et nouveaux défis
David Samzun, candidat à sa réelection à Saint-Nazaire © SaintNazaireNews.fr

 Après Eddy Le Beller, Violaine Lucas, Julio Pichon, et Denis Chéreau, nous poursuivons notre série de portraits de candidats avec David Samzun, qui brigue un 3ème mandat dans ces Municipales 2026. Sa liste divers gauche, réunit des membres du Parti Socialiste, du Parti Radical de Gauche, de Place Plublique, d'Avenir Bretagne, du Parti Radical, de l'Union Démocrate Bretonne, et de la société civile. David Samzun annonce 250 militants et soutiens, sur le terrain, qui l'accompagnent dans cette campagne, et se livre sur le prochain mandat qui l'attend, s'il est réélu.

Est-ce qu'un troisième mandat est une nouvelle page blanche ?

Le premier mandat est celui de la prise de pouvoir et de responsabilité en tant que premier magistrat. Quand vous êtes adjoint, vous restez derrière le maire, qui est là en cas de besoin. Lorsque vous assumez la responsabilité de maire ou président de l'agglomération, vous êtes seul. Cette troisième campagne municipale, et peut-être ce troisième mandat, s'inscrivent comme les précédents. Avec de la détermination, du sérieux, du rassemblement, et une mobilisation des électrices et des électeurs. Je n'ai jamais considéré que c'était gagné d'avance. Un maire doit avoir avant toute chose des valeurs, un projet, une méthode, et une équipe pour assumer la responsabilité. Nous avons tout ça.

Quelles sont vos valeurs justement ?

Il nous faut rassembler, à l'opposé de que ce font l'extrême gauche ou l'extrême droite, qui sont à la recherche du chaos. A l'extrême gauche, la liste de Madame Lucas, qu'elle peut bien qualifier comme elle veut, est une liste Lfiste. Et qui répond également à des stratégies d'appareils pour les Présidentielles. Je combats aussi foncièrement les valeurs de l'extrême droite. Derrière ce mot,  il y a une vraie volonté idéologique basée sur l'exclusion de l'autre. On voit bien la technique de la cravate pour tenter de se banaliser. Mais le Rassemblement National reste le rejet, le racisme, et la haine. C'est mon adversaire principal. C'est mon adversaire politique. C'est même mon ennemi politique.

On vous reproche parfois certains votes

Jamais il ne peut y avoir de compromis avec le Rassemblement National, dans quelque élection que ce soit. Voilà pourquoi j'ai voté Jacques Chirac, voilà pourquoi j'ai voté à deux reprises Macron, voilà pourquoi j'ai appelé, non pas à voter Matthias Tavel, mais à se servir de ce bulletin de vote pour faire barrage à l'extrême droite. Je n'ai jamais demandé un temps de réflexion. J'aimerais d'ailleurs poser la question aux autres candidats : qu'avez-vous voté, vous ? De mon côté, j'ai toujours fait barrage. Concernant ma position de ne pas nommer de vice-président d'agglomération RN si je suis élu : rappelons que c'est le président de l'agglomération, élu par le conseil communautaire, qui définit le nombre de vice-présidents qu'il souhaite (D'ailleurs, aujourd'hui, le maire de Saint-Joachim n'est pas vice-président). Ce que je souhaite réaffirmer, c'est que je ne travaillerai jamais avec les extrêmes. Ce n'est pas nouveau. Souvenez-vous que j'avais retiré ses délégations à Monsieur Pelon, alors élu maire de Trignac sans se présenter sour l'étiquette RN, lorsqu'il avait été injurieux avec Sylvie Cauchie, maire de Besné.

Vous dites souvent être fier du mandat écoulé

Je suis extrêmement fier du bilan pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la 4ᵉ étoile du label Climat-Air-Énergie, délivrée par l'Ademe, est l'exemple parfait d'une collectivité qui assume pleinement de se préparer aux dérèglements climatiques. Ma plus grande fierté est d'avoir mobilisé toutes les politiques publiques, et une méthode de travail, au service de la transition. J'aime l'écologie qui rassemble et embarque tout le monde. Dans tout ce qui me rend fier, il y a bien sûr la fin du front de mer, Hélyce et la livraison d'un espace public de grande qualité, avec plus de place pour les piétons, les vélos, mais aussi des bus zéro émission. Un service qui accompagne aussi la défense du pouvoir d'achat de toutes celles et ceux qui peuvent, aujourd'hui, aller travailler en bus. Certaines choses sont moins visibles, comme la rénovation du patrimoine scolaire qui est foncièrement exceptionnelle. Ces sujets-là représentent ce que j'appelle la conjugaison de la ville plaisir, avec une situation de développement économique et de diversification exceptionnelles. Nous sommes allés chercher 200 salariés de la mutuelle Génération pour s'installer en centre-ville. Ce qui répond notamment à ma préoccupation de faire face à un chômage féminin plus important que celui des hommes, dans un territoire extrêmement industriel.

L'accès à la santé est un sujet omniprésent dans cette campagne

Je n'ai jamais attendu pour traiter ce sujet, et j'ai été le premier à mettre en place et à signer le Contrat Local de Santé à Saint-Nazaire. Il est vrai, une réelle divergence existe avec d'autres candidats. Salarier des médecins est de mon avis hors de question. La première difficulté reste le manque de formation en nombre de médecins. Ensuite, salarier des médecins amène à une concurrence déloyale entre les communes. Nous avons fait un meilleur choix, me semble-t-il, en travaillant sur l'implantation d'une maison de santé entre Trignac et Saint-Nazaire, en préférant ainsi offrir une solution à un bassin de vie. Il y aussi la question du bail emphytéotique de notre hôpital public qui est sous-dimensionné. Si on n'en sort pas, notre hôpital public est condamné. Cette certitude est partagée par tous les acteurs de la santé. Pour cela, l'Etat doit mettre 300 millions d'euros sur la table. Et je le répète à tout le personnel politique national que je croise : ce bassin de vie qui devra répondre au cahier des charges industrielles, devra aussi répondre à son vieillissement.

En sortir est-il vraiment possible ?

Il faut faire pression auprès du gouvernement. Je compte profiter des perspectives industrielles et du porte-avions, car on ne peut pas accueillir plus de population sans adapter notre dispositif de santé. Le boulot d'un maire, c'est aussi d'être le “VRP” dans les cabinets ministériels, même s'ils ne sont pas du même camp politique. J'ai entendu certains se moquer parce que j'avais répondu favorablement à une invitation du Président la République. Je ne me prive jamais de ces moments-là, pour aller défendre Saint-Nazaire. C'est mon travail. Alors oui, il faut sensibiliser l'ensemble du personnel politique et dire à l'État : “ Saint-Nazaire est fier de répondre aux questions de souveraineté industrielle militaire, il faut donner plus de moyens", car la ville de Saint-Nazaire a perdu 65 millions d'euros de dotation en six ans, et l'agglomération perd 11 millions tous les ans.

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Sur quels autres sujets le maire de Saint-Nazaire doit-il interpeller l'état ?

Le premier point concerne le logement. Par la création d'une Task Force, et plus récemment la création de la foncière avec la banque des territoires. C'est le fruit d'un travail que j'ai mené avec l'État et le préfet. Pour le mandat qui vient, nous n'avons pas de problème de foncier. Les politiques de logement s'inscrivent sur des durées extrêmement longues. La responsabilité d'un maire est de préparer l'avenir à 15 ou 20 ans. Le deuxième point concerne les effectifs de Police Nationale que nous demandons, et de justice. Nous n'avons pas attendu pour agir ! Quand il a fallu prendre la décision d'acheter les locaux au-dessus de la Police Municipale pour installer le futur CSU, nous l'avons fait. Et aujourd'hui, nous travaillons déjà avec d'autres maires sur la question de sa mutualisation.

La première annonce de votre campagne concernait la création d'un musée

Oui, je souhaite un lieu d'exposition vivant et ouvert, un lieu de débat pour la ville de demain, et de médiation culturelle et historique. Ce lieu sera générateur de flux pour l'hypercentre. Le LIFE pourra quant à lui être destiné à la musique, et retrouver une vocation culturelle et festive. Nous sommes en train de l'équiper de façon permanente pour la musique, pour faciliter la venue d'artistes. J'entends et je partage la demande d'une programmation culturelle différente, peut-être plus grand public, avec plus de concerts, d'humoristes, de vie nocturne. Le Théâtre est une Scène Nationale, mais nous sommes en train de travailler pour y amener, à côté de la programmation Scène Nationale, une programmation différente. Je souhaite aussi recréer ce qu'on a connu autrefois à Saint-Nazaire : des rencontres dansantes qui auraient lieu une fois par mois. C'est une demande de de nos aînés, pour profiter d'un lieu de rencontre et d'échanges. En septembre 2026, cette offre existera. 

Restons dans la culture, où sont actuellement les oeuvres du futur musée  ?

Nous possédons des collections de France, dont quelques quelques très belles oeuvres, qui devront trouver leur place dans ce nouveau musée. Nous avons fait chiffrer la création d'un lieu de stockage qui répondrait à toutes les conditions de conservation. Cela s'élèverait à plus de 15 millions d'euros. J'ai considéré qu'il y avait d'autres dépenses prioritaires, et pris la décision de déplacer ces œuvres pour qu'il en soit pris soin, dans un lieu de stockage mutualisé. Au moment où l'on se parle, je préfère réhabiliter des écoles, ou des gymnases, que dépenser ces 15 millions.

“L'agglomération”  devrait-elle être un sujet de campagne ?

L'agglomération a des compétences extrêmement importantes qui touchent le quotidien : logement, gestion de services publics, déchets, eau, santé, mobilités, transports... Quand je vois le peu de considération qu'ont certains candidats pour l'agglomération, je suis parfois choqué. Par exemple, Violaine Lucas ne souhaite pas présider l'agglomération, mais ne veut pas non plus nous dire qui la présiderait à sa place. Vu l'importance de ces sujets, le respect des électeurs est de leur faire savoir. Je n'entends rien non plus chez Julio Pichon ou Denis Chéreau. De mon côté, je suis clair sur cette question.

Quels sont justement les enjeux de l'agglomération ?

Tous les projets de mobilité, je pense notamment à la poursuite d'Hélyce. Sur les politiques de logement, vous connaissez ma volonté d'accélérer la construction dans une crise immobilière sans précédent, et bien sûr de conserver 30 % de logements sociaux. Je constate là encore que des candidats ont l'air de découvrir le BRS, alors qu'il est a été mis en place de longue date à Saint-Nazaire et dans l'agglomération ! Sur tout ce qui est politique environnementale, nous avons l'enjeu de la gestion de notre marais, et de sa fonction de puits de carbone. Nous avons obtenu je l'ai dit, des labels. Il faut continuer, voire accélérer. Et puis enfin, l'agglomération est celle qui redistribue le plus financièrement aux 10 communes. Si l'agglomération arrêtait ses politiques, nous serions tous en dépôt de bilan, et je pense qu'il est important avant tout de raisonner en bassin de vie, jusqu'à Cap Atlantique, Savenay ou Redon. La formation aussi est un un gros sujet. Pourquoi a-t-on pu ouvrir l'école polytechnique féminine, l'école des Beaux-Arts, le CESI, mais aussi l'UIMM ? Parce qu'il y a un besoin économique, mais aussi parce qu'on travaille ensemble, main dans la main, sur ces sujets-là. L'agglomération c'est aussi une fonction, une responsabilité de rassembler. La création d'infrastructures comme Eole seront aussi de gros sujets. Tout comme la prise de conscience que le port, qui est en grande difficulté, est la colonne vertébrale de toute l'économie de la région nazairienne et bien au-delà. Saint-Nazaire, c'est une équipe de troisième division qui joue en coupe du monde tous les jours. C'est un beau challenge. Et donc pour faire ça, il faut savoir rassembler, et puis il faut aussi savoir rêver. 

De quoi rêvez-vous pour Saint-Nazaire ?

Mon rêve est de continuer à avoir une ville industrielle avec de l'emploi, et une ville où on prend du plaisir à être parce que qu'il fait bon vivre, parce qu'on a un cadre de vie et un environnement exceptionnels. Parce qu'on a aussi une fraternité, avec un tissu associatif, une politique culturelle. Tout mon projet est de conjuguer une ville qui travaille au service de la transition, et en même temps une ville agréable à vivre quel que soit l'âge.

 Comment envisagez-vous ces élections ?

Je ne considère pas que l'élection est gagnée d'avance. Il ne faut jamais oublier que le Rassemblement National, aux dernières législatives, a eu 9 000 voix rien que sur Saint-Nazaire. Je m'attends donc à avoir le RN au 2eme tour, c'est une certitude. Me rapprocher de Violaine Lucas au second tour me semblerait impossible. Quand on voit monsieur Turcas, au dernier conseil municipal, justifier une action violente dans un hôtel de ville, moi je ne sais pas travailler avec ces gens-là. Ce que j'entends, c'est être au second tour, avec la même liste, et gagner cette élection municipale. Après, il y a toujours le sens des responsabilités pour garder cette ville dans l'arc républicain. Donc si le Rassemblement National était prêt à gagner, bien évidemment, nous réfléchirions. Ce que je regrette par contre, c'est le positionnement de tous les partis, y compris le parti socialiste, sur la campagne des présidentielles. On voit que les candidats nazairiens répondent à des injonctions de stratégie nationale. De mon côté, je ne m'occupe pas des considérations parisiennes. La question municipale est finalement assez simple. Il y a celles et ceux qui appellent à la rupture et un changement de cas. Et puis il y a toutes celles et ceux qui pensent que globalement le travail est bien fait, que la maison est bien tenue, et que cette ville va dans le bon sens. Ce qui reste important, c'est que les gens aillent voter, parce que c'est leur quotidien dont il s'agit.

Page Facebook du candidat David Samzun : David Samzun 2026

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